Nos Johnny's Fansub
Bienvenue sur Nos Johnny's
Afin de profiter de toutes les news, photos, vidéos et autres traductions sur Les Johnny's, veuillez vous identifier si vous êtes déjà membre ou alors de rejoindre notre communauté si vous ne l'êtes pas encore.
Bonne visite
Toute l'équipe de Nos Johnny's

Nos Johnny's Fansub

Tout ce que vous voulez savoir sur nos Johnny's adorés. Vous trouverez ici des fiches complètes sur eux, leurs news, leurs chansons, photos...
Arashi, Kat-tun, News, Kanjani8, Kis my ft2, Hey say jump, ...

 
AccueilAccueil  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Le dernier voyage

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Johnny's Love
Sempai
Sempai
avatar

Messages : 629
Date d'inscription : 04/10/2013
Age : 24
Localisation : 77
Emploi/loisirs : Etudiante
Taureau Coq

MessageSujet: Le dernier voyage   Mar 15 Aoû - 22:38


"Le dernier voyage" est un OS que j'ai écrit en une heure sur un coup de tête. Il est donc court et peu détaillé ^^'. Pour le moment, je n'ai pas décidé définitivement s'il aurait ou non une suite.


LE DERNIER VOYAGE


Le baleinier "Gabriel" quitta le port de Singapour le 3 novembre 1820 avec à son bord quinze matelots et trois officiers de la marine royale, dans l'espoir de remplir les trente-sept barils d'huile de baleine commandés par Sa Majesté.

Ayant entendu dire qu'un groupe de cachalots voguait vers les côtes du continent africain, le capitaine Tsuyoshi Domoto, en accord avec son second Nishikido Ryo, prit la décision de s'éloigner du littoral asiatique et de traverser l'Océan Indien en son milieu, convaincu que cet itinéraire leur ferait gagner du temps.

A la grande joie de l'équipage, le navire croisa plusieurs bancs de baleines et, en moins d'une quinzaine de jours, grâce à l'habileté des harponneurs et à l'oeil aiguisé du moussaillon affecté au nid-de-pie, Tomohisa Yamashita, cinq barils furent remplis. Le maître d'équipage, Koichi Domoto, en trouvait son travail facilité ; sa principale mission résidant, dans ces circonstances, à s'assurer que les matelots ne buvaient pas à l'excès. Le succès de leur périple avait conféré au Capitaine et à son Second une autorité suffisante pour faire oublier toute idée de mutinerie.

Le soir du vingt-cinq novembre du calendrier chrétien, le baleinier "Gabriel" dépassa la soixantième parallèle nord, entrant dans la seconde phase de son voyage ...



Le bateau tanguait dangereusement à mesure que le ciel s'obscurcissait, les nuages amassés au dessus de leurs têtes devenant d'un noir effroyable ; et que le vent se levait, faisant gonfler et claquer bruyamment les voiles blanchâtres. Le mât, malmené, grinçait. Les vagues venaient mourir en de brefs et puissantes bourrasques contre la coque du navire, la recouvrant d'écume. Le beaupré, si distinctif de par sa forme gracieuse -un ange armé d'un arc- , suivant les mouvements hasardeux du navire, visait de sa flèche successivement le ciel orageux et l'océan déchaîné.

L'équipage sur le pont et dans les cales était en pleine effervescence. Les matelots et les officiers sur le pont couraient de droite à gauche, tirant ici et là sur des cordages ; dans les cales, ils bouchaient grossièrement les trous dans la coque et attachaient solidement les barils et les caisses d'artillerie et d'alimentaire.

Tout en haut, dans le nid-de-pie en forme de tonneau, un maigre moussaillon aux cheveux châtains ondulés, peinait à se maintenir, les mains serrées douloureusement sur le bois vieilli du mât. Ses yeux, d'un marron clair chaleureux, étaient écarquillés à l'extrême.

Sur le pont, un jeune officier, le second du capitaine, habillé d'une chemise large mal-boutonnée surmontée d'un veston bleu foncé, d'un pantalon blanc lui arrivant aux genoux, de hautes chaussettes et d'une paire de bottes noires, figé par la peur, le scrutait. Ses courts cheveux ébènes collaient sensuellement à son visage d'albâtre, obstruant sa vue.

"- Nishikido à ton poste !" Hurla le Capitaine du navire en faisant tourner habilement la roue du gouvernail à tribord. Le pauvre homme luttait vaillamment contre les rafales de vent qui menaçaient son équilibre. Il avait perdu son long manteau, le laissant seulement vêtu de son veston et de sa chemisette déchirée.

Une bourrasque particulièrement violente le fit fléchir puis tomber à genoux.

"- Capitaine !" S'écria son Second en se précipitant vers lui. Le balancement du navire et l'eau ruisselant sur le pont rendirent sa traversée ardue mais il parvint néanmoins au gouvernail. Il aida son supérieur à se remettre sur ses pieds, inquiet à la vue du sang qui tachait sa tempe gauche. Dans sa chute, l'homme s'était cogné la tête.

"- Tsuyoshi" Gémit-il, impuissant.

"- Ryo, retourne à ton poste nom de Dieu !" Jura ledit Tsuyoshi en saisissant la roue, faisant fi de la douleur qui l'assaillait et du froid qui s'engouffrait dans ses vêtements.

"- Cet orage n'a donc aucune fin ?!" Grogna Ryo en s'éloignant pour aider les matelots.

Le tonnerre grondait au-dessus de leurs têtes. Un éclair déchira le ciel obscur, s'abattant à seulement un mille à peine de l'imposante embarcation. Dans les cales, le maître d'équipage, un trentenaire d'à peine 1 mètre 70 de haut, aux cheveux châtains foncés et au visage émacié, percuta de plein fouet l'intérieur de la coque du navire. Avachi dans l'eau glaciale qui s'était infiltrée dans le navire, il lui fallut quelques instants pour reprendre ses esprits. Il se redressa ensuite, les jambes tremblantes et la vision encore floue, et rejoignit l'escalier qui menait au dehors. Il grimpa lentement les marches jusqu'au pont, manquant à plusieurs reprises de basculer en arrière.

"- Koichi !" Le rabroua aussitôt Ryo en tirant sur un cordage, gonflant ses biceps dans la manœuvre délicate. "Le capitaine ne veut pas te voir ici !"

A peine eut-il finit sa remontrance qu'un effroyable grincement agressa leurs oreilles. Terrifiés, les deux marins tournèrent leurs regards vers le mât.

"-Tomo", souffla le Second du capitaine alors que l'épais morceau de bois se fissurait soudainement à l'horizontal.

Un craquement sinistre retentit et le mât bascula, déchirant les voiles du bateau. Ryo plaqua le maître d'équipage sur le sol, le cachant sous son corps robuste pour le protéger des débris. Il entendit vaguement leur capitaine crier au loin et les autres matelots accourir en hurlant pour détacher les chaloupes et les mettre à l'eau. Il sentit le pont se fissurer sous lui et les mains de son ami s'accrocher désespérément à sa chemise. Un objet percuta l'arrière de son crâne, le faisant gémir. Un soudain vertige le prit et il s'écroula sur son subalterne, inconscient.

Koichi le fit basculer et le secoua violemment dans l'espoir de le réveiller.

Au même moment, une explosion détruisit l'arrière du bateau. "L'huile", pensa Koichi. Et dire qu'ils avaient mis tant de temps à la récolter dans les carcasses des baleines.

Les flammes dansaient devant ses yeux, embrasant tout autour d'elles. Les cris de l'équipage raisonnaient dans ses oreilles malgré le brouhaha causé par la tempête. Son coeur se serra. Jamais le Gabriel n'avait dû faire face à une situation aussi périlleuse. Il enlaça plus fermement le corps inconscient du Second contre son torse en commençant à réciter dans un murmure le Nôtre Père.

L'eau touchait à présent ses pieds, emmitouflés dans une paire de bottes usée. Ce n'était plus qu'une question de minutes avant que le navire ne chavire définitivement et ne rejoigne les profondeurs inexplorées de l'océan.

Il entendit son nom crié. Épuise, il redressa la tête. De l'autre côté des restes du pont enflammé, debout dans une chaloupe, le corps de "Tomo" le moussaillon du nid-de-pie calé dans ses bras, le Capitaine le regardait avec effroi en scandant son nom d'une voix brisée par l'émotion. L'océan déchaîné obligeait l'embarcation à s'éloigner de l'épave.

Le maître d'équipage renifla bruyamment en secouant la tête de droite à gauche, le regard fixé sur les flammes qui progressaient vers lui. Sa vision devenait floue, la fumée obstruant ses yeux et ses voies respiratoires. Il suffoquait. Il jeta un dernière oeillade à la baleinière qui disparaissait dans la brume à l'horizon puis posa sa tête sur le torse du Second, résigné. Terrifié, il ferma les yeux et se laissa sombrer à son tour dans l'inconscience ....

A suivre ?



Revenir en haut Aller en bas
http://johnny-s-love.skyrock.com/
 
Le dernier voyage
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Nos Johnny's Fansub :: OS-
Sauter vers: