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 Black out

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Tininy
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MessageSujet: Black out   Ven 7 Juin - 10:01


Black out



Chapitre 1



« Rhhaaa ce n’est pas possible »

Je jetais la manette à travers la pièce et elle alla se fracasser contre le mur juste à côté de la télévision.

« Je te jure il sort d’où lui »

« Encore une fois je me mettais en colère contre ma console de jeux, non plutôt contre ce satané jeu qui aura ma peau. Deux mois que j'y joue nuit et jour, je ne suis pas sorti de chez moi depuis plusieurs semaines, me faisant livrer boissons et nourriture et dormant directement sur le canapé sans prendre la peine de me déplacer jusqu'à ma chambre.

Je décide de me camer en allant prendre une douche. Je laisse l'eau chaude couler sur mon corps et me détendre les muscles endoloris par la position que je leur inflige pendant des heures.

Dix minutes plus tard je sort et me met une serviette autour de la taille, je me dirige vers la cuisine ouvre le frigo et regarde avec stupeur le désert qui désormais y fait place.

« Heinn »

Pas la moindre canette, ni le moindre morceau de nourriture, j'aurai tout mangé non pas possible. Je regarde l'heure sur la pendule fixée au dessus de la porte et je me rends compte que j'ai joué beaucoup plus longtemps que je ne le croyais. Il est 23h et pour la livraison c'est trop tard.

« Comment je vais faire moi »

je regarde autour de moi et je ne vois pas d'autres solutions.

« Yosh »

Je prends mon courage à deux mains et vais enfiler les quelques fringues propres qu'il me reste c'est-à-dire un jeans délavé et légèrement déchiré, un vieux t-shirt et un sweat à capuche noir dont les manches me couvrent les mains. Je regarde par la fenêtre et je me dis qu'il ne doit pas faire très chaud et en plus il semble que ciel est couvert du moins c'est ce que pense deviner vu qu'il fait nuit. J'attrape alors ma veste et cherche vainement un parapluie qui lui aussi à décider de me mettre en rogne déjà que là j'atteins un niveau de colère assez haut, il manquait plus qu'un parapluie fasse des siennes. Aller pas grave je tente quand même.

Sortir pour moi c'est quelque chose de difficile surtout seul, pour certaine personne je passe pour un fou en particuliers mes voisins qui ont du me voir en tout quatre fois depuis que j'ai emménagé dans cet appartement il y a deux ans. Je ne vois pas grand monde les seules personnes qui passent me voir sont le livreur de nourritures qui au nombre de fois ou il vient pourrait presque passer pour un ami, ma mère qui vient voir si je suis toujours en vie et fait le ménage et la lessive bien que je ne lui demande rien, un ami d'enfance, mais lui je le soupçonne de venir m’espionner lorsque ma mère ne peux pas venir et enfin mon thérapeute qui s’obstine à venir me voir chaque vendredi bien que je n'ai rein à lui dire. Tiens maintenant que j'y pense c'est demain qu'il passe, oh je pourrais lui dire que je suis sorti au moins il ne sera pas venu pour rien.

La rue est tranquille la nuit et le si peu de monde que je croise ce son de jeunes tourtereaux qui s'embrassent à l'abri des regards dans les petites ruelles.

C'est dingue ce que la ville a pu changer en peu de temps, ce magasin de livres il n'était pas là avant et tiens un stand de ramens. Je continue de marcher tête baissée et tourne au coin de la rue vers ce combini que j'avais remarqué quand je suis venu visiter l'appartement. Enfin, j'espère qu'il est encore là.

Une goutte de pluie et un grondement

« Ahh je m'en doutais parapluie de malheur »

Un orage, voilà il ne manquait plus que ça pour achever ma soirée la plus pourrie depuis un moment. J'accélère le pas et trouve enfin ce foutu combini.

Je pénètre à l'intérieur et remarque qu’à part moi il n'y à personne, ah si un employé qui remet en rayon des magazines.

Bon elles sont où ces bières parce que là en plus d'être en rogne je suis trempé et si je ne bois pas une bière je ne réponds plus de rien. Je me dirige vers les vitrines réfrigérées et cherche du regard la marque que j’affectionne. Mais ce n'est pas possible je suis maudit, plus de greenlabel ; là c'est clair je vais tout casser. Je retourne et me fais violence à un point que personne ne peut imaginer en me dirigeant vers le jeune homme qui range ces magazines. Je n'ai pas parlé à un inconnu depuis ce jour là et j'ouvre la bouche le moins possible, quand on à rien à dire c'est normal non.

« Ano excusez moi ? »

« Oui »

il se retourne et la mon cœur rate un battement, c'est quoi ce beau gosse, un sourire à rendre dingue un lycée entier de jeunes filles en fleur, et un regard tendre qu'on pourrait se laisser bercer par ses yeux.

« Je peux vous aider »

Si seulement. A quoi je pense au juste là, les bières les bières tu veux de bières

« Euh oui, en faite je cherche les bières greenlabel mais apparemment vous n'en avez plus en vitrine »

Arrête de me sourire comme ça

« Ah désolé, je vais voir si j'en ai dans la réserve, mais elles ne seront pas fraîches »

« Ne vous en faites pas »

« D'accord je vais voir je reviens »

Il va dans la réserve et moi je reprends ma respiration, qui s’est arrêtée quand il a parlé, je fais un tour dans le magasin et en profite pour prendre un peu de nourriture. Deux trois boîtes de conserve, des bols de ramens, tiens pourquoi pas des chips. Puis je vais voir les magazines qu'il prenait soin de mettre en rayon. Je me dis qu'un peu d'information sur ce qui se passe dans le monde ne me fera pas de mal.

Cinq minutes plus tard, je l'entends qui revient

« Voilà, vous avez de la chance il me restait un pack »

il me le tendit avec toujours ce magnifique sourire, je me dis que c'est pour son travail qu'il est comme ça, mais quand même ce n’est pas humain un mec pareil. Je lui prends le pack des mains et le remercie, je me retourne pour le remercier et c'est là que je le ressens, un tremblement dans le sol, un grondement venait des entrailles. Tout se met à trembler autour de moi, des choses tombent sur le sol et d'un coup je me retrouve projeter contre terre un sent un poids sur mon dos. Je reste sans bouger attendant que ça se passe.

Après une minute qui dure une éternité, les tremblements s'arrêtent et j’entends un gémissement au dessus de moi

« Ite »

Hein quoi, il se passe quoi ?

« Vous n'avez rien ? »

C'est à moi qu'on parle, je me retourne et tombe nez à nez avec le visage de cet homme, il était là au-dessus de moi, mon cœur battait la chamade, il me souriait toujours.

« Euh oui je crois, mais il c'est passé quoi au juste ? »

« Un tremblement de terre je pense, et une coupure de courant aussi »

En effet on était dans le noir le plus total et vu qu'aucune lumière ne traversait la petite vitrine, la ville entière devait aussi être plongée dans la pénombre.

« Apparemment oui »

il se relève en poussant l'étagère qui lui était tombée dessus et s’assit contre le comptoir.

« Et vous, vous allez bien ? »

« Oui je crois merci, un peu mal au crâne »

aurais il pris cette étagère sur la tête à ma place, mais pourquoi

« Vous êtes sur je crois que »

J'ai la tête qui tourne en voyant ce qui lui coule le long de la tempe.

« Vous saignez »

je cherche dans ma poche et j'en sors un mouchoir pour l'essuyer

« Ah merci, ce n'est rien ne vous en faites pas »

« Non ce n'est pas rien, vous êtes blessé »

Pourquoi je panique comme ça, oui pourquoi.

Il m'attrape la main et me prend le mouchoir

« Ce n'est rien juste une égratignure »

il se relève, et va vers le rayon des pansements et en revient avec le nécessaire pour se soigner. Il se rassoit devant moi et ouvre le tout

« Est-ce que vous pouvez m'aider ? »

Encore ce sourire

« Oui bien sûr »

je prends donc soin de bien nettoyer la plaie et j'y mets un pansement, il avait raison ce n'était pas grand-chose.

« Je crois que l'on va être coincé ici un moment »

« Hein pourquoi ? »

« Parce que les portes sont automatiques et qu'en cas de coupure de courant, tout se verrouille et on ne peut l'ouvrir qu'avec un code »

« Eh bien vous n'avez qu'à le faire ce code »

« Je voudrais bien, mais je ne l'ai pas, i n'y a que le gérant qu'il l'a et il est en vacance, on ne pourra le joindre que dans la matinée »

« Pourquoi ? »

« Il est dans l'avion là, il atterrit que demain matin »

« Ce n’est pas possible »

Je ne suis pas sorti de chez moi depuis des années et voilà que je suis coincé dans un combini, c'est en sur en charmante compagnie, mais merde alors c'est quoi ce bordel ce soir.

« Au moins, on ne mourra pas de faim »

il me tend un paquet de gâteaux enrobé de chocolat, bingo mes préférés, j'en prends et pour la première fois depuis longtemps je souris à mon tour.












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MessageSujet: Re: Black out   Ven 7 Juin - 11:55

Héhé, j'apprécie de relire ce premier chapitre.^^

Faut pas dire qui c'est faut pas le dire! xD

Bon, je ne sais que dire de plus, j'ai déjà commenté ailleurs et là en sachant qui est qui c'est difficile de ne pas donner d'indice a ceux qui découvre en commentant huhu.





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MessageSujet: Re: Black out   Ven 7 Juin - 12:41

Ahhh j'aime beaucoup le montage Tininy. Je suis heureuse que l'on poste cette fic ici... C'est notre bébé et on se l'aime!!! (D'ailleurs faut que j'écrive la suite ;))
Merci tininy d'y avoir pensé et aux futurs lecteur, je dirais simplement...

Bonne lecture et n'hésitez pas à mettre un petit mot, ça fait toujours plaisir et ça encourage!


Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Black out   Dim 9 Juin - 17:38

Bonjour les gens...

Bonne lecture.


Black out


 
Chapitre 2



Ok... c'est vraiment pas ma journée... Je savais que j'aurai dû
rester couché ce matin quand j'ai renversé mon café. En
suivant, la madame météo qui annonçait qu'il allait pleuvoir...
Ouais, ouais, tais toi blondasse si tu as que de conneries à dire
dis-je en regardant le magnifique soleil à travers la fenêtre.
J'avais raté mon train et devais attendre le suivant qui serait
bondé de monde vu le la noirceur du quai. Cela ne rata pas. Je
dus rester debout avec une femme à côté de moi qui atterrit
dans mes bras à l'un des arrêts. Elle rougit et s'excusa, se n'est
rien lui répondis-je. Dans ma tête c'était plutôt putain mais tu
pouvais pas te tenir à autre chose qu'à moi? Pour finir, j'étais
arrivé en retard à mon travail... Après une réflexion de ma
patronne et une furieuse envie de la jeter par la fenêtre, la
matinée était vite passé et la loi des séries c'était calmé. Du moins
c'est se que je pensais car au moment de manger je m’aperçus
que j'avais oublié mon bento sur la table de la cuisine... Je
regardais ma montre souffla et partis au conbini pour m'acheter
de quoi déjeuner.

- Bonjour, c'est rare de vous voir le midi me dit le caissier avec
un beau sourire.

- Bonjour, oui d'habitude je viens le soir mais là, cas de force
majeure répondis je en lui souriant à mon tour

- Laissez moi deviner... Vous faites une course pour votre patronne?

- Non, elle est assez grande pour le faire toute seule...

- Vous avez perdu un pari et vos collègues vous envoient faire les
courses?

- Non plus dis je en rigolant. Ceci dit avec les fainéants que j'ai
autour de moi, cela aurai été possible.

- Ben je sais pas.

- Je vous l'ai toujours dit, vous réfléchissez trop... Juste un oubli
de bento.

- Ah bon? j'ai trop réfléchi c'est clair et trop loin surtout
éclata-t-il de rire...Tenez vos achats.

- Merci à se soir.

- A se soir.

Dans l'après midi, ma patronne m'appela dans son bureau.

- Qu'est-ce qui se passe?

- J'ai vu que tu avais fini le dossier sur la personne âgé, bon
travail, je voulais te prévenir qu'elle a été placé dans une maison
médicalisée et que sa famille est interdite de l'approcher.

- Bien dis je avec un sourire mauvais sur les lèvres. Cette
famille ne le gardait que pour son argent, ils ne s'en
occupaient pas.

- J'ai un nouveau dossier qui vient d'arriver, c'est du lourd et il
faut travailler en collaboration avec la police. Je voudrais que tu
le prennes si tu es ok. Je veux mon meilleur élément sur
cette affaire.

- Montres moi les grandes lignes du dossier...

- Je ne sais pas si je peux te demander ça dit elle en lui tendant
la feuille. Je te laisse la possibilité de refuser.

- Je prends dis je avec un regard mauvais...

- Ecoutes, je te connais depuis le collège tu es mon ami alors je
te préviens que si...

- Yumi tout se passera bien... Je te prends le dossier je vais
l'étudier cet après midi.

- Tu sais que tu fais peur des fois?

- Que des fois? J'ai perdu la main alors, va falloir que je me
ressaisisse dit il en regardant le dossier.

- Fais attention à toi dit elle en se levant pour lu poser
doucement la main sur l'épaule.

- Oui... Je vis une note. Ah, tu as déjà pris rendez vous avec
l'inspecteur pour moi. Merci c'est gentil. Putain si tard?

- Oui, désolée. Il veut commencer l'enquête des que possible.
Mais il en gère une autre en parallèle...

- C'est homme va me plaire, s'il est efficace, on viendra vite
à bout de cette merde.

- Je te laisse gérer, tu as carte blanche...

- Merci Yumi...

J'allais m'assoir et comme à chaque nouvelle affaire, je faisais le
vide dans ma tête faisant abstraction de mon entourage. Je pris
une grande inspiration et ouvris le dossier. Je le lus, le relus,
encore et encore, plus je lisais, plus ma haine grandissait... Je
passais mon après midi à prendre des notes et à coucher sur
papier toutes les questions que j'avais à poser à l'inspecteur.
J'étais encore à mon bureau lorsque je m'aperçus avec surprise
que seul celui de Yumi était encore allumé. Je regardais ma
montre. Ah oui quand même, il était 19h30. J'avais rendez vous
vers 22h. J'allais frapper à la porte de Yumi.

- Entres...

- Tu savais que c'était moi?

- Oui, comme à chaque fois que tu as un nouveau dossier tu t'y
plonges à fond dedans et tu restes tard. Et surtout, je suis sortie
du bureau il y a dix minutes pour aller me prendre un café...

- Ok, tu veux aller manger un truc vite fais avec moi? J'ai 2h
devant moi.

- C'est toi qui payes?

- Je viens de faire des heures sup, je peux me le permettre
dis je en rigolant

- Je m'en voudrais de ne pas profiter de l'occasion rigola-t-elle
à son tour.

Nous partîmes à notre restaurant préféré. C'était familial et
chaleureux, et en même temps assez intimes. De plus, la cuisine
y était excellente. Nous discutâmes de tout pendant un long
moment sauf du boulot. Nous n'étions plus patronne/employé.
En dehors du boulot, nous étions juste des amis très proche.
L'heure de partir arriva. Nous sortîmes et je lui fis un bisous pour
lui dire au revoir. Elle me fit signe en criant à demain pendant que
je m'éloignais. Il me fallut 20 minutes de marche pour arriver au
rendez vous. De plus, la miss météo avait eu raison, il commençait
à pleuvoir. J'avais quelques minutes d'avance. Je me demandais
pourquoi un inspecteur de police avait donné se rendez vous
dans le bar d'un hôtel luxueux. Ceci dit, le bar était au dernier
étage et la vue panoramique était superbe... Soudain mon regard
fut attiré par un homme élégamment vêtu et dont le charisme
était indéniable. Je le vit s'approcher de moi...Uso, ne me dites
pas que c'est...

- Bonsoir, je suis désolé de vous donner rendez vous si tard et dans
un hôtel qui plus est...

- Se n'est rien dis-je en me levant pour le saluer.

- Vous avez lu le dossier?

- Oui. C'est un dossier assez délicat. Il n'y a que des suspicions ou
il y a de preuves même infimes?

- Suspicions seulement du moins pour certain mais je suis
persuadé qu'elles sont fondées.

Cet inspecteur me plaisait beaucoup. Direct, apparemment sérieux
et à l'écoute de tout se que je disais. Nous décidâmes de rentrer
chez nous vu l'heure et de nous revoir le lendemain dans la
matinée à mon bureau avec mon dossier en main et lui le sien.
L'ascenseur arriva et nous montâmes dedans. Une femme sortit
d'on ne sait où se précipita dedans avant la fermeture.
L'ascenseur amorça sa descente alors que j'essayais de respirer
le moins possible l'air saturé de parfum de cette ... cette...
femme... Soudain la cabine trembla et les lumières se mirent à
clignoter... Je me cognais la tête à la glace en me demandant
pourquoi il y en avait toujours une dans les ascenseurs, je
tombais au sol en sentant un poids sur mon corps. Je me rendis
compte en respirant que c'était la femme qui m'était tombé
dessus. Je la repoussais violemment et partit dans un angle
de l'ascenseur me faisant aussi petit que je pus. Le calme
revint mais pas l'électricité... Misère, me voilà coincé avec
un séduisant inspecteur et une femme qui empestait. J'avais la
gorge sèche. J'aurai tout donné pour une bouteille d'eau.
Quitte à être coincé, j'aurai payé cher pour que se ne soit pas
avec elle ou alors dans un conbini tiens, pourquoi pas, au
moins il y aurait de l'eau...








Spoiler:
 



Dernière édition par hecate31 le Mer 21 Aoû - 6:26, édité 2 fois
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Tininy
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MessageSujet: Re: Black out   Mar 11 Juin - 19:41


Black out



Chapitre 3







Je vérifie pour la dixième fois mon emploi du temps et non je ne me suis pas trompé, je fait bien plus de la moitié de la journée seul. J'ai beau adoré mon patron pourquoi il a fallu qu'il prenne c'est vacances alors que l'on est déjà en sous effectifs, sérieusement il me prend pour qui un surhumain j'accumule déjà un nombre incalculable d'heures supplémentaires là il va me devoir aux minimum deux mois de congés payés.

Je prends ma douche rapidement histoire de ne pas être en retard et de ne pas laisser ma stagiaire toute seule, déjà elle s'occupe seule de la boutique depuis, je regarde ma pendule.

« Hannn c'est tout »

Six heures ce qui veux dire que j'ai du dormir cinq heures et encore je suis généreux. Bon j'enfile mes fringues prend ma veste et mon parapluie, on ne sait jamais s'il pleuvait même si le soleil brille. Je ne suis qu'à deux stations de métro de mon boulot, mais vu l'heure et le temps je serai plus rapide à pied.

J'aime marcher, regarder les gens qui se pressent pour aller s'enfermer dans un bureau où ils ne verront personne de la journée à part leur écran d'ordinateur et ne parleront qu'à des inconnus au téléphone. Je me dis que je suis heureux de faire ce travail, je vois des gens vivants bien vivants, des personnes souriantes, d'autres qui semblent tourmentées, je passe ma journée certes dans un combini mais c'est aussi l'un des meilleurs endroits pour observer la ville et ses habitants.

Trente minutes plus tard je suis arrivé et je me dirige directement dans la réserve pour me changer, je regarde le tableau des heures et je vois que ma stagiaire va devoir bientôt prendre sa pause, je me dépêche et la rejoins. Elle en caisse avec un jeune homme qui vient souvent, il est pas mal d'ailleurs, mais semble légèrement caractériel, d'après le si peu que je sais de lui, il ne vit pas dans le quartier, mais son meilleur ami oui, il passe de temps en temps faire des courses pour lui. Il est inquiet à chaque fois que je le vois comme si le fait de voir cet ami le troublait, mais bon après tout cela ne me regarde pas. Tiens maintenant que j'y pense la dernière fois qu'il est venu il était avec une femme et il souriait.

Il se retourne lorsque je passe à côté de lui et je le vois qui me salue d'un mouvement de tête je fais pareil.

« Bonjour, vous allez bien aujourd'hui ? »

« Oui, merci »

« Vous allez voir votre ami ? »

« Non, je vais voir une amie cette fois »

« Ah je vois, Suki laisse je vais finir avec monsieur c'est l'heure de ta pause »

« Merci »

Elle le salue et va se changer.

« Vous êtes vraiment incroyable, vous vous souvenez vraiment de tous vos clients ? »

« Non pas tous seulement ceux qui sont réguliers, et vous vous l'êtes ça va faire deux ans que vous venez maintenant vous achetez à peu près toujours la même chose, des magazines de jeux vidéos, des chips un paquet de gâteaux au chocolat et des bières greenlabel »

« Oui bonne réponse, en faite tout ça c'est pour mon meilleur ami, il est comme qui dirait attaché à ses habitudes »

« Hum je vois »

« C'est assez compliqué »

« Je ne vous demande rien »

je lui fais mon plus beau sourire et lui annonce le montant, aujourd'hui il n'a pas pris grand-chose deux benthos et une bouteille de vin.

Je l'encaisse et il sort du magasin. Je me mets à faire du facing. Il est l'heure du repas et je réalise que je n'ai pas pris le temps de me préparer un repas tant pis je mangerais plus tard.

Un client entre, tiens c'est l'assistant social, pourquoi il est là.

Lui aussi c'est un habitué, mais normalement il vient le soir, je ne crois pas l'avoir déjà dans la journée. Il fait le tour du magasin prend ce dont il a besoin et se dirige vers la caisse, je laisse ce que je fais et je vais l'encaisser.




« Bonjour, c'est rare de vous voir le midi »
« Bonjour, oui d'habitude je viens le soir, mais là, cas de force majeure »
« Laissez-moi deviner... Vous faites une course pour votre patronne? »
« Non, elle est assez grande pour le faire toute seule... »
« Vous avez perdu un pari et vos collègues vous envoient faire les courses? »
« Non plus. Ceci dit avec les fainéants que j'ai autour de
moi, cela aurait été possible. »
« Ben je ne sais pas. »
« Je vous l'ai toujours dit, vous réfléchissez trop... Juste un oubli de bento. »
« Ah bon? j'ai trop réfléchi c'est clair et trop loin surtout »

j'éclatai de rire
« Tenez vos achats. »
« Merci à ce soir. »
« A ce soir. »




Je le vois repartir avec ce visage dur comme à chaque fois qu'il va devoir s'occuper d'une affaire difficile, il m'a parler une fois de son travail et c'est vrai qu'il ne doit pas voir des choses agréables tous les jours.

La journée passe et ma stagiaire à fini sa journée, moi voilà donc seul. Il n’y a pas grand monde quand la nuit tombe. J'avale vite fait un bento que j'ai pris soins de noter sur la feuille des achats du personnel, et me remets au travail. À 23h on reçoit les magazines je m'occupe dont de les mettre en rayon.

J'entends qu'un client entre et me retourne, il est complètement trempé avec cet orage cela m'étonne pas j'ai bien fait de prendre mon parapluie. Je suis plongé dans mes magazines quand j'entends qu'on me parle

« Ano excusez moi ? »

« Oui »

il est charmant, ses cheveux noirs lui collent au visage cela lui donne un air qui vous donne envie de le serrer contre vous.

Il me demande une marque précise de bière et je lui dis que je vais voir si j'en ai

« D'accord je vais voir je reviens »

je sais très bien que j'en ai, mais il m'a complètement coup le souffle je dois me reprendre. Cinq minutes plus tard, je ressors de la réserve avec le pack de bière et m'approche de lui. Je le lui tends et lui fais mon plus beau sourire. Il se retourne et s'éloigne, c'est là que tout se et à trembler dans le magasin, je vois que l'étagère qui est juste à côté de lui bouge beaucoup et qu'elle va lui tombé dessus ,et vu sa maigreur, elle lui casserait sûrement tous les os du corps. Je ne réfléchis pas et me précipite sur lui tombant à terre et une vive douleur au crâne vient me faire comprendre que c'est sur moi que cette étagère est tombée.

Ça se calme enfin, je ne peux m'empêcher de pousser un petit gémissement de douleur.

« Ite »

il se retourne et nos deux visages se retrouvent à quelques centimètres l'un de l'autre. Je m'assure qu'il va bien et me relève, il manquerait plus qu'il remarque que mon cœur s'emballe.

Il me demande à son tour si je vais bien et je vois son visage pâlir, il panique sort un mouchoir de sa poche. Il m'essuie gentiment la tempe, mais je vois bien qu'il ne se sent pas très bien.

« C'est juste une égratignure »

je lui attrape la main et un frisson me parcours le corps, je me lève et vais chercher de quoi me soigner.

Une fois qu'il a fini de m'aider pour me soigner je lui explique que l'on va être ici pour un moment.

« Au moins, on ne mourra pas de faim »

je lui tends un paquet de gâteaux, ce sont mes préférés. On aurait pu être coincé dans un endroit bien pire. Il me sourit.

Je me dis que oui ça aurait pu être bien pire, je suis coincé dans un magasin avec de quoi boire et manger et en plus avec un mec qui est plus qu'à mon goût. Je n’imagine même pas ceux qui sont en ce moment dans un ascenseur.









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MessageSujet: Re: Black out   Ven 21 Juin - 17:43


Black out


 
Chapitre 4



Je fis un sursaut dans mon lit en entendant le réveil... Purée pas
déjà... J'avais dormi à peine 4 heures. Je me levais difficilement, alla faire le café et partit sous la douche en espérant vivement que cela me ferais décoller les yeux. Après y être resté un bon moment, je m'installais sur le canapé avec mon café, en allumant la télé sur la chaine des infos. Erreur je l'éteignis de suite. Pourquoi le monde allait il si mal? Toujours des mauvaises nouvelles rarement des bonnes. Ca y est, je me suis dépité tout seul comme un grand pour la journée. Enfin, je n'avais pas besoin des infos pour cela. Je regardais l'heure, j'avais le temps de me prendre un autre café. D'habitude, j'étais plus vif que ça le matin mais là, ça faisait un moment que je ne dormais que 4 heures par nuits environ et le manque de sommeil se faisait ressentir. Putain d'enquête qui n'avançait pas. Bon, je dois me motiver et me préparer!!! Je lorgnais la cafetière très tenté d'en prendre un troisième... Je me secouais mentalement, je le prendrais au bureau, si je ne me dépêchais pas, j'allais être en retard. Je me préparais, pris les clés de ma voiture et me rendit au travail. Pas de chance, un accident sur la route me mis dans les embouteillages. Je regardais l'heure et branchais mon kit oreillette pour téléphoner...

- Allo? Oui c'est moi arrêtes de faire l'idiot. Tu es déjà arrivé?
Ok, tu peux dire au grand manitou que j'arrive dès que je peux.
Je sais que pour l'instant je suis pas en retard. Ecoutes moi!
Je suis bloqué sur la route à cause d'un accident. Je ne sais pas si
je serai à l'heure. Préviens le c'est tout se que je te demande et
non, je ne mettrais pas le giro pour aller plus vite! A tout à
l'heure...

Je raccrochais en souriant et me dis que se mec était une plaie! Mais bien rafraîchissante.Toujours gaie et de bonne humeur. J'étais comme lui à mes débuts moi aussi... Mais le boulot m'avait quelque peu usé si je puis dire. J'y avais aussi des joies et l'une des plus belle, je la voyais tout les jours. En effet tout les matins, je m'arrêtais acheté un café dans un petit établissement tenu par un ancien délinquant mineur que j'avais arrêté un nombre 
incalculable de fois. C'était un gosse de la rue. Un jour, j'avais réussi à
établir un lien avec lui, à discuter franchement et j'avais réussi à l'aider. Maintenant, il était propriétaire de se petit magasin ou l'on pouvait trouver toute sorte de café à emporter ainsi que des pâtisseries. C'était ma plus belle réussite, ma plus grande fierté. Perdu dans mes pensées, je me fis klaxonner car la voie commençait à se dégager. Finalement, je réussis à être à l'heure et j'avais même pu me prendre mon café. Deux en fait, vu que j'en avais pris un pour mon collègue.

- Tiens lui dis je en lui tendant le gobelet de café.

- Que me vaut c'est honneur?

- Petit cadeau de remerciement pour avoir fait passer le message au chef.

- De rien, si j'ai un café à chaque fois, n'hésite pas à arriver en
retard dit il en rigolant

- Mais bien sur!!! Et puis je te signale qu'à la finalité, je suis à l'heure.

- C'est vrai, au fait le grand manitou veux te voir.

- Tu aurais pu commencer par ça lui dis je vidant d'un trait le reste
de mon café avant de me dirigeai vers le bureau.

Je jetais mon gobelet dans la poubelle, vérifiais ma tenue que je savais de toute façon impeccable, frappais à la porte et entrais quand on m'y invita.

- Bonjour assieds toi je t'en pris

- Bonjour et merci.

- Je n'irai pas par quatre chemin comment avance l'enquête?

- Honnêtement, on piétine grave, se mec est introuvable. J'ai
rendez vous se soir avec une personne qui pourrait l'avoir connu
mais je ne sais pas se que cela va donner. Pourtant, le témoin
nous a fait une description détaillé de lui. Il n'y a aucun problème
mais si on sait pas ou chercher, savoir à quoi il ressemble ne sert
pas à grand chose. dis je en me frottant quelque peu les yeux.

- Depuis combien de temps n'as tu pas eu de nuit de sommeil
correcte? Et comment vas le témoin?

- Mort de peur et inquiet je suppose, je m'inquiète beaucoup
pour lui.

- J'ai une autre enquête à te confier.

- Chef j'ai déjà cette enquête sur le dos depuis deux ans vous
pouvez pas me la retirer dis je vivement en me levant.

- Il n'en est pas question. Mais je voudrais quand même que tu
bosses sur le dossier que je vais te donner. A savoir que tu ne
travailleras pas tout seul mais avec l'assistance sociale.

- Pitié, dites moi que se sera un mec. La dernière enquête que j'ai
suivi avec eux, l'assistante sociale à plus baver sur moi que suivit
le dossier...

- Je ne sais pas, mais se n'est pas le même quartier et donc pas
les mêmes personnes qui gèrent les affaires. Ceci dit, je sais qu'ils
ont un taux important de réussite aux niveaux des dossiers
difficiles. Tiens, c'est le dossier en question, la responsable de
l'assistance sociale te téléphonera pour prendre rendez vous
entre toi et l'un de ses agents.

- Ok si je peux garder mon enquête, je prends le dossier en plus.
Donnez moi le que je l'étudie.

Le dossier en main, je sortis du bureau du grand manitou pour m'installer au mien. Je planchais dessus depuis bientôt trois heures quand mon téléphone sonna. C'était l'assistance sociale qui, comme convenu m'appeler pour prendre rendez vous. Je fus soulagé d'apprendre qu'elle allait essayé de mettre son meilleur élément sur le dossier et que celui-ci était un homme. Je la remerciais intérieurement. Je lui donnais donc rendez vous pour le soir même, au bar de l'hôtel après mon entrevue . Je lui expliquais que ayant une autre enquête en cours et voulant très vite démarrer celle-là je n'avais pas le choix. Nous raccrochâmes et je pris le dossier dans mes mains qui se crispèrent dessus à faire blanchir mes jointures. Qu'elle merde se dossier, il fallait régler le problème...et vite... Il vit un sandwich passait devant ses yeux...

- Je suppose que tu n'as pas encore mangé dit mon collègue

- Non, merci je te le revaudrais.

- Laisses tomber, tu m'as offert le café ce matin..

L'après midi passa très rapidement. J'avais étudié de fond en comble le dossier et était prêt pour mon rendez vous. Mais avant il fallait que j'aille d'abord au premier... J'avais le temps de rentrer chez moi prendre un café et une douche avant de repartir. Le soir venu, j'arrivais à l'hôtel, allais voir le réceptionniste et demandais où je pouvais trouver la personne que je recherchais. On me donna le renseignement sans problème. Après quelques minutes d'attente, je vis arriver une superbe jeune femme.... Malheureusement, elle était aussi belle que cruche. Elle dut avouer qu'elle ne savait rien, elle m'avait vu à la télé et avait eu envie de me séduire... Mon dieu pensai-je toute les femmes ne pensent elles qu'à ça! Je la sermonnais copieusement en lui disant qu'elle pouvait payer cher pour son petit stratagème et je vis que mes paroles firent mouche en voyant la peur dans ses yeux. Elle ne recommencerait pas. Je m'en allais donc rejoindre mon second rendez-vous, la fatigue commençait à me gagner. Je rentré dans le bar et là je vis un homme, son visage à demi tourné vers la vue panoramique et les yeux dans le vague. Il semblait mignon... Soudain, l'homme comme s'il avait senti mon regard tourna son visage vers moi. Non, il ne semblait pas mignon, il l'était vraiment. Et son regard semblait si...si... j'aurai pu m'y perdre dedans et le contempler pendant des heures...Je m'approchais de lui et m'excusa pour le lieu et l'heure du rendez vous. Il fut compréhensif. Je devinais au fur et à mesure de ses questions qu'il se sentait vraiment impliqué dans se dossier tout comme moi. J'allais aimé bosser avec lui. Il avait l'air compétent et motivé. Et bon dieu quel canon. Il se faisait tard et je lui proposait de nous voir le lendemain matin. Une fois dans l'ascenseur, je regrettais que cette femme sois monté avec nous. Non seulement elle puait le parfum bon marché mais en plus elle louchait carrément sur mon futur partenaire de travail qui semblait, lui, être très très mal à l'aise. Puis se fut la pagaille la cabine de l'ascenseur tangua les lumières clignotèrent. Avant qu'elle ne s'éteignent, je le vis se cogner à la glace et tombait. Je ne pus le rattraper à temps. Je vis aussi la femme lui tomber dessus. Puis, se fut le noir complet... Le pauvre, je le plains sincèrement...
J'entendis un couinement de la femme et une personne qui... je sais pas, se déplaçait au sol et plus rien.
Bordel! Que c'était-il passé? Je ne voyais qu'une seule chose qui pourrait faire trembler une cabine d'ascenseur comme ça. Un tremblement de terre. Si c'était le cas, ils allaient être coincés pendant un long moment...












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Tininy
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MessageSujet: Re: Black out   Mer 7 Aoû - 12:15


Black out



Chapitre 5



il fait beau aujourd'hui c'est l'idéal pour une journée en amoureux, mais bon ce ne sera pas pour aujourd'hui, elle doit travailler et en plus on leur à confier un dossier difficile va falloir que je sois gentil avec elle, je ne pense pas que cela sera compliqué, elle me fait vraiment craquer. Je vais quand même aller la voir pour manger ensemble ce midi. J'irai acheter tout ce qu'il me faut au combini à côté de son bureau.

Dire qu'avant je détestait devoir me rendre dans ce magasin, quand j'y allais cela voulait dire que je rendais visite à mon meilleur ami, j'avais toujours cette angoisse qu'après avoir acheté ce qu'il lui fallait, je le découvre inanimé chez lui. Il n'était pas comme ça avant, il souriait et passait ses soirée entouré de ses amis ,mais voilà désormais il restait enfermé chez lui ne laissant entrer chez lui que quatre personnes, sa mère, son thérapeute, le livreur et moi son ami d'enfance le seul qui soit resté auprès de lui. Je suis en colère tellement en colère après tous ceux qui l'ont laissé tombé.

Ah maintenant que j'y pense il y a aussi cet inspecteur qui passe le voir, il semble vraiment concerné par cette affaire, il n'a toujours pas abandonné depuis deux ans, il lui a promis qu'il le retrouverais. Si seulement cela pouvait le rassurer, non il s'enfonce encore un plus chaque jour. La nouveauté du moment, il ne parle pratiquement plus.

Sa mère me missionne pour l'espionné quand elle en peut pas venir, mais il n'est pas stupide il voit bien pourquoi je viens. Ce n'est pas grave je ne laisserais jamais tombé et même si je passe la journée à le regarder jouer à sa console et qu'il n'a prononcé que trois mots je continuerai de venir.

Mais bon aujourd'hui je ne vais pas le voir alors j'en profites pour faire un peu de ménage.

J'ouvre en grand les fenêtre de mon appartement et laisse la chaleur du soleil entré. Je met d ela musique et commence à ranger.

Ça fait bien deux heures que je range et mon appart est nickel, je file me préparer je ne voudrais pas être en retard.

« Oust sous la douche »

je me lave et me sèche à une vitesse folle, c'est vrai que quand on est amoureux on fait vite. J'attrape mes vêtements, m'habille et en un rien de temps je suis dans la rue avec ce sourie niais sur le visage , mais si vous savez celui qu'on les adolescents quand ils vont voir leur amoureuse et bien je suis en plein dans cette période, le début de l'histoire on se tourne autour mais pas encore un baiser, juste des balades mains dans la mains et des discutions autour d'un café.

Je regarde ma montre et presse le pas, si je veux pas louper mon bus faut que je fasse vite. J'arrive juste à temps et monte dans le véhicule qui est bondé comme à chaque fois à cette heure. Je descend à l'arrêt qui se trouve a deux rues du combini et me dirige vers celui-ci.

Je me souviens du jour ou je l'ai rencontrer, je venais faire les courses pour lui, elle est entrée dans le magasin et elle discutait au téléphone, enfin discuter je dirais plutôt qu'elle hurlait sur son interlocuteur, elle ne m'a pas vu et m'est rentré dedans. J'ai eu droit à une engueulade et avec le carasctère que j'ai je lui ai gentiment fait remarquer que c'est elle qui ne regardait pas devant elle. Nos regards ce sont croisés et elle est restée bloqué. Elle à raccrocher au nez de la personne et c'est excusé. On à commencé à parler et je l'ai inviter à prendre un café, vu son état de nerf je me suis dit que ça lui ferait du bien. Elle m'a expliquer qu'elle parlait avec un juge chargé du placement d'un enfant battu. Son travail n'est vraiment pas facile. Puis après on c'est séparé en s'échangeant nos numéros ; et nous voilà un mois plus tard tels deux tourtereaux.

J'entre dans le combini, tiens le vendeur n'est pas là aujourd'hui. Je me ballade un peu cherchant ce que je veux et me dirige vers la caisse. C'est une jeune fille qui me sert, c'est une stagiaire vu la couleur de son badge. Je me retourne et vois que le vendeur entre, il doit commencer sa journée. Il sort de la réserve et viens vers nous.

« Bonjour, vous allez bien aujourd'hui ? »

« Oui, merci »

« Vous allez voir votre ami ? »

« Non, je vais voir une amie cette fois »

« Ah je vois, Suki laisse je vais finir avec monsieur c'est l'heure de ta pause »

« Merci »

Elle me salue et va se changer.

« Vous êtes vraiment incroyable, vous vous souvenez vraiment de tous vos clients ? »

« Non pas tous seulement ceux qui sont réguliers, et vous vous l'êtes ça va faire deux ans que vous venez maintenant vous achetez à peu près toujours la même chose, des magazines de jeux vidéos, des chips un paquet de gâteaux au chocolat et des bières greenlabel »

« Oui bonne réponse, en faite tout ça c'est pour mon meilleur ami, il est comme qui dirait attaché à ses habitudes »

« Hum je vois »

« C'est assez compliquer »

« Je ne vous demande rien »

Il me sourit, ce vendeur à le don de m’apaiser à chaque que je viens et que je suis inquiet je sais qu'il va me réconforter juste un mot suffit, il est fait pour ce travail.

Je paye, récupère mes achats et me dirige vers l'immeuble ou se trouve son bureau.

Je prend l'ascenseur et entre dans l'immense pièce ou se trouve différent bureaux, je me faufile entre et va vers la pièce au fond du service, c'est là qu'elle à son bureau. Tiens il à l'air soucieux et absorbé par son dossier, lui c'est son meilleur assistant et aussi son meilleur ami, je n'ai jamais eu l'occasion de lui parler mais elle m'en parle souvent, ce n'est pas encore aujourd'hui que vais pouvoir faire sa connaissance. Je frappe à sa porte. Elle me dit d'entrer

« Salut »

« Oh salut, qu'est ce que tu fais ici ? »

« Tu n'es pas contente de me voir ? »

« Si mais on a un dossier difficile désolé j'ai pas trop le moral »

« Raison de plus, je t'embarque on va allez manger ensemble »

« J en'ai pas le temps de sortir pour manger désolé »

« Qui t'as dit qu'on sortait allez viens »

je lui attrape le bras et lui demande me suivre.

On monte les quelques marches qui nous séparent du toit et nous atterrissons sur la terrasse. Je lui montre mon sac dans lequel se trouve deux bentos et une bouteille de vin, je sort les verres que j' avait prit soin de prendre avant de partir et on s 'installe sur un banc.

Nous passons un agréable moment et j'espère avoir pu lui changer les idées pour une heure.

Je la laisse devant la porte de son bureau et elle a un petit sourire, je suis content au moins elle aura passer une bonne pause repas.

« On se voit demain ? »

« Oui pas de soucis »

elle me dépose un baiser sur la joue et entre dans la pièce.

Je sort de l'immeuble et le soleil est toujours présent, je me dis que c'est dommage d'aller s'enfermer dans un bureau mais pas le choix, j'ai des horaires flexibles vu que je suis mon propre patron mais quand même faut bien bosser. Je vais donc dans le petit immeuble des trois étages ou se trouve mon bureau, j'entre et remarque que mon jeune employé à fini ce que je lui avait demandé, je suis un patron sympa alors je lui laisse son après midi de libre.

« Tu peux partir Masamune, profite de ce beau soleil »

« Merci »

il éteins son ordinateur, range les documents qu'il dépose sur mon bureau avant de sortir.

Je m'installe devant mon écran et l'allume, la commercialisation de logiciel ce n'était pas mon idéal mais quand avec mon meilleur ami ont à décidé d'ouvrir cette entreprise, il venait travailler avec moi, lui confectionne les logiciels et moi je les vends. Maintenant c'est différent, je regarde le bureau vide au bout de la pièce, c'est là qu'il bossait désormais il fait tout de chez lui enfin quand il le veux bien c'est pour ça que nous avons embauché ce jeune génie de l'informatique ils nous aide bien, même s'il ne sera jamais aussi doué que lui.

J'ouvre mes mails et réponds aux différents clients, je note ce que d'éventuels clients nous demandent. Je passe ma journée au téléphone et à faire des projet commerciaux.

J'entend un grondement et réalise que la nuit est tombée, je regarde l'heure sur mon ordinateur et réalise qu'il est 23 h passé. Je regarde par la fenêtre, il pleut et assez fort en plus, un orage.

« Bon bah je vais patienter avant de sortir »

j'éteins mon appareil, passe un coup de téléphone à mon amie et après avoir discuter pendant dix minutes je raccroche.

J'attrape ma veste qui est accroché au portemanteau prêt d ea porte et alors que je pose ma main sur la poignée, je me retrouve sur les fesses et secoué dans tous les sens. Cela dure une minutes et c'est quand ça se calme que je réalise que c'était un tremblement de terre. Il fait noir.

« Une panne de courant erf »

je me relève et ouvre la porte, heureusement c'est un immeuble qui n'a pas d'ascenseur et qui s'ouvre sans éléctricité, je peux sortir dans la rue et réalise que beaucoup de personnes on fait comme moi, il y a foule dehors. Je sors mon téléphone, je dois l'appeler, je le connais il va paniquer dans le noir. Je compose on numéro mais il n'y a pas de réseau. Je commence à paniquer s'il est seul cela va mal finir, il ne supporte plus le noir.








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MessageSujet: Re: Black out   Mer 21 Aoû - 6:45


Black out



Chapitre 6


Je m'étais levé très tôt comme tout les matins. Je fis mon café et partit faire au salon  ma séance de gym matinale. Après une demi heure d'abdos et autres... Je partis me prendre une bonne douche... Mon dieu que cela faisait du bien. Je m'entourais de ma serviette sortis de la salle de bain et regardais très discrètement derrière le rideau pour voir le temps qu'il faisait dehors. Beau soleil, super... Je m'habillais en conséquence, retournais à la salle de bain. Une fois maquillais et mes cheveux séchaient, je retournais à la cuisine où une bonne odeur de café m’accueillit, pour prendre mon petit déjeuner. Ayant une faim de loup (comme tout les matins), j'engloutis tout mon petit déjeuner. Je suis très gourmande et je suis aussi une de ses femmes qui sans être super mince pouvait manger tout et n'importe quoi sans prendre un gramme. Heureusement d'ailleurs car avec le boulot stressant que je faisais, je me rabattais souvent sur du...Chocolat. Oui, j'avoue, je suis une droguée du chocolat. J'en ai toujours au moins 2 ou 3 tablettes au bureau... Et puis avec un bon café, c'était... Hum...  Bon aller me secouais-je faut aller au travail! j'arrivais plus tôt et comme à mon habitude, fis le café pour tout le monde, m'en servis un et je rentrais dans mon bureau. Il y avait un dossier qui n'était pas là quand je suis partis hier soir... Sur celui-ci, était écrit en gros "affaire prioritaire". Je poussais un long soupir avant de m'assoir à mon bureau. Je posais le dossier à côté de moi et commençais à regarder les résultats des enquêtes en cours. Tout se passait bien et apparemment son meilleur élément et ami avait encore réussi à clore une enquête sociale à vitesse grand V. Il ne supportait pas que l'on puisse maltraiter un enfant ou une personne âgé. Enfin qu'on maltraite un être vivant tout court d'ailleurs. Je finis se que j'avais à faire et enfin pris se fameux dossier prioritaire... Après l'avoir parcourut et mangé une tablette entière de chocolat, je soupirais dégoutée de la nature de certains être humains. Comment pouvait on faire des choses pareilles... A qui je vais confier se dossier...  La matinée passa à grande vitesse et concentrée sur le dossier, je sursautais presque en entendant frapper à la porte....

   - Salut

   - Oh salut, qu'est ce que tu fais ici ?

   - Tu n'es pas contente de me voir ?

   - Si mais on a un dossier difficile désolé
  j'ai pas trop le moral

   - Raison de plus, je t'embarque on va
  allez manger ensemble

   - Je n'ai pas le temps de sortir pour
  manger, désolée.

   - Qui t'as dit qu'on sortait allez viens

Il m'attrape le bras et me demande le suivre.

On monte les quelques marches qui nous séparent du toit et nous atterrissons sur la terrasse. Il me montre son sac dans lequel se trouve deux bentos et une bouteille de vin, il sort les verres qu'il avait prit soin de prendre avant de partir et on s 'installe sur un banc.

Nous passons un agréable moment et j'espère qu'il est bien conscient que sa visite surprise m'a changé les idées pour une heure.

Il me laisse devant la porte de mon bureau et je lui fait a un petit sourire, il semble content d'avoir pu me faire passer une bonne pause repas.

« On se voit demain ? »

« Oui pas de soucis »

Je lui dépose un baiser sur la joue et entre dans la pièce. Une fois assise à mon bureau, je regardais mes messages et vit que j'en avais un me donnant le nom de l'inspecteur qui devait suivre l'enquête avec nous. Je rappelais le numéro et pris rendez vous avec lui en lui disant qu'il n'y aurait aucun problème et que l'homme que je mettais sur l'affaire était mon meilleur assistant. Je raccrochais en espérant ne pas m'être trop avancée en disant ça. Je repris le dossier et le regardais encore une fois en me posant des questions... J'appelais donc mon assistant à mon bureau...

   
  - Qu'est-ce qui se passe? me demanda-t-il
   
  - J'ai vu que tu avais fini le dossier sur la personne âgé,
   bon travail, je voulais te prévenir qu'elle a été placé
  dans une maison médicalisée et que sa famille est
  interdit de l'approcher.

   - Bien dit il avec un sourire mauvais sur les lèvres.
   Cette famille ne le garder que pour son argent,
   ils ne s'en occupaient pas.

   - J'ai un nouveau dossier qui vient d'arriver, c'est du
  lourd et il faut travailler en collaboration avec la
  police. Je voudrais que tu le prennes si tu es ok.
   Je veux mon meilleur élément sur cette affaire.
 
   - Montres moi les grandes lignes du dossier...

   - Je ne sais pas si je peux te demander ça dit elle
  en lui tendant la feuille. Je te laisse la possibilité
  de refuser.
 
   - Je prends dit il avec un regard mauvais...

   - Ecoutes, je te connais depuis le collège tu es
   mon meilleur ami alors je te préviens que si...
 
   - Yumi tout se passera bien... Je te prends le
  dossier je vais l'étudier cet après midi.
 
   - Tu sais que tu fais peur des fois?
 
   - Que des fois? J'ai perdu la main alors, va
  falloir que je me ressaisisse dit il en regardant
  le dossier.
 
   - Fais attention à toi dis-je  en me levant pour
  lui poser doucement la main sur l'épaule.
 
   - Oui... Puis il vit la note. Ah, tu as déjà pris
  rendez vous avec l'inspecteur pour moi. Merci
  c'est gentil. Putain si tard?
 
   - Oui, désolée. Il veut commencer l'enquête
  dès que possible. Mais il gère une autre enquête
  en parallèle...
 
   - C'est homme va me plaire, s'il est efficace, on
   viendra vite à bout de cette merde.

   - Je te laisse gérer, tu as carte blanche...
 
   - Merci Yumi...

Pourquoi j'ai fait ça? J'ai  pas fini de m'inquiéter pour lui... Je soufflais et prit un chocolat dans la boîte soucieuse pour mon ami et assistant mais avec quand même un sourire aux lèvres. Je repensais à ce midi. A cet autre homme de ma vie. Il était vraiment charmant et pleins d'attentions.  J'aimais cet homme et me laissé volontiers séduire par lui. Il était attentionné, doux, intelligent, vraiment à son écoute...Je soupirais, il était son homme idéal. Bon, c'est pas tout de penser à son amoureux mais aussi travailler me dis-je... Donc... au travail!!! Je ne vis pas le temps passé et fus prise d'une soudaine envie de café que j'allais chercher de suite. Quand j'ouvris la porte de mon bureau, ma surprise fut grande en constatant que la pièce était vide... Ou presque. Mon meilleur ami était à son bureau, dossier encore en main et prenait des notes. Il s'y était mis à fond, comme avec n'importe quel dossier d'ailleurs. Je lui passais devant et il ne m'aperçut même pas. Pareil pour le retour. Je me réinstallais et décidais de signer les futures missions de mes assistants. J'entendis alors que l'on frappais à ma porte.

   - Entres...dis-je

   - Tu savais que c'était moi?

   - Oui, comme à chaque fois que tu as un nouveau
   dossier tu t'y plonges à fond dedans et tu restes
   tard. Et surtout, je suis sortie du bureau il y a dix
   minutes pour aller me prendre un café...

   - Ok, tu veux aller manger un truc vite fais avec moi?
  J'ai 2h devant moi.

   - C'est toi qui payes?

   - Je viens de faire des heures sup, je peux me le
   permettre dit il en rigolant
 
   - Je m'en voudrais de ne pas profiter de l'occasion rigola-t-elle à son tour.

Je pris mes affaires ainsi que mon sac et le vit me sourire alors qu'il me tenait la porte pour que je puisses sortir de mon bureau. Je lui souris en retour.  Dire que j'avais essayé de sortir avec lui au collège... Avant de me rendre compte...avant de tout savoir sur lui... Avant de connaitre son histoire...Dieu que je pouvais l'aimer, cet homme aussi fort que fragile. Heureusement que c'est mon meilleur ami, sinon je serai presque tenté de croire que je suis amoureuse de lui.... Nous passâmes un agréablement moment au restaurant puis il dû partir pour son rendez vous. Il m'embrassa sur la joue. Je lui lui fis signe en criant a demain alors qu'il s'en allait.Après cette rude journée, je décidais de rentrer chez moi m'ouvrir une bonne bouteille de vin, me faire couler un bain, le tout en téléphonant au futur homme de ma vie. Je raccrochais alors que l'eau chaude me faisait un bien fou... Je ne compris pas tout de suite se qu'il c'était passé. Je vis mes étagères tremblaient, mes produits de beauté tombé, mes parfums s'éclatant sur le carrelage de ma salle de bain. Je réalisais que  j'étais tellement à observer se phénomène que je ne m'étais pas mise à l'abri...








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MessageSujet: Re: Black out   Jeu 31 Oct - 20:41


Black out



Chapitre 7


Il commence à faire vraiment trop noir pour moi, je me sens étouffer, j'ai envie de sortir d'ici. Je ne peux pas rester dans cet endroit, ce n'est pas chez moi. Mais pourquoi, il a fallu que je sorte ce soir, pourquoi il a fallu que ce soit la nuit, remarque je en suis pas sorti de jour depuis deux ans alors, et surtout pourquoi un tremblement de terre. Je suis maudit, je le dis depuis longtemps, mais personne ne me croit, je suis maudit.
On est tous les deux assis sur le sol adossé au comptoir, j'essaye d'écouter ce qui se passe à l’extérieur, mais voilà ce combini se trouve dans une petite rue alors dans ce genre de cas, les gens on tendance à se regrouper sur les boulevards. Je me retourne vers lui et il me sourit, ah ce n'est pas possible je pourrais presque oublier qu'on est coincé ici avec un sourire pareil, il est beau, mais vraiment beau, vous savez ce genre de mec que vous voyez dans les magazines et dont vous vous dites, rhaa lui il a eu des retouches merci photoshop. Et bien là je peux vous le dire il y a aucune retouche c'est du 100% naturel et sérieux que la nature est belle en ce moment. Je ne connais pas vraiment quels sont les mecs à la mode en ce moment, je ne m’intéresse pas à grand-chose alors je dirais juste qu'il est l'idéal masculin de tous homme ou femme.
Je regarde autour de moi et je vois que j'ai toujours le pack de bières avec moi, j'en défais deux et lui en tend une.
« Tenez »
il me fixe et là prend, je m’apprête à décapsuler la mienne lorsqu'il m'interpelle
« Je serais vous j'éviterais »
« Pourquoi » lui dit je en l'ouvrant.
J’entends un pfffff et avant d'avoir le temps de réaliser je me retrouve totalement recouvert du liquide qui s'est échappé violemment de la bouteille.
« Parce qu’au cas ou vous l'auriez oublié il y a eu un tremblement de terre et elles ont été légèrement secoués »
il éclate de rire en me voyant trempé, même sont rire est à tomber. Intérieurement je me fais violence pour ne pas hurler de colère tellement cette soirée est pourrie. Il se lève et disparaît derrière un rayon.
Il va me laisser là comme ça tremper, il fait quoi au juste il se moque de moi et disparaît. Je n'aime vraiment pas le noir, non pas dans un endroit que je ne connais pas, je cherche dans ma poche et en sort mon téléphone portable. Je l'ouvre et claque de la langue en voyant qu'il n'y a pas de réseau
« Bon bah au moins il me servira de lampe »
Je le garde précieusement entre les mains comme s'il était la chose la plus précieuse au monde. Cette petite lueur qu'il émet est pour moi familière, cette lueur m'a sauvé la vie une fois.



« Ite »
je viens de prendre ce que je crois être la porte de mon casier en plein visage, je travaille ici depuis maintenant huit ans et je ne sais toujours pas ou se trouve les choses, je suis pathétique des fois sérieusement.
Je cherche à tâtons et trouve un des objets que j'étais venu chercher.
« Yatta , la lampe torche »
Je l'allume et enfin voit que je me trouve non pas prêt de mon casier, mais plutôt de celui de Suki. Je fais donc un tour sur moi et trouve mon casier, je 'ouvre en sort un sweat et me dirige de nouveau vers le magasin. En passant je m'arrête au rayon essuie-tout et en prends un paquet, puis j'attrape des bouteilles d'eau. Quand je repense à sa tête lorsque liquide à exploser, c'était à mourir de rire. Il avait l'air tellement kawai que je lui aurais bien sauté dessus. Bon, lui il n'avait pas l'air de trouver ça drôle, il semblait même en colère, mais bon quand même. Je me mets à rire de nouveau et tente de me clamer avant de retourner le voir.
De là où je suis je l’aperçois, il est recroqueviller les genoux repliés contre son torse et fixe un objet dans ses mains. Un objet qui émet de la lumière sûrement son téléphone. Il semble fragile comme si'il redoutait ou avait peur de quelque chose, pourtant on ne risque pas grand chose ici, certes on est coincé à l'intérieur, mais ce qui est sur c'est que personne ne peut entrer non plus donc je ne vois pas ce qui peut l'effrayer. Je me mets une petite gifle et m'avance.
« Tenez »
je lui lance le paquet d'essuie-tout, qu'il rattrape de justesse après avoir sursauté et je vais me rassoir à côté de lui
« Ah et ça aussi, il sera peut être un peu grand, mais au moins il est sec, parce que depuis que vous êtes arrivé vous êtes trempé vous allez être malade si ça continue »
je lui donne le sweat que j'avais en réserve
« Merci » il pose précautionneusement son téléphone sur le sol et commence à s'essuyer le visage et les cheveux puis il retire son pull et me fixe comme pour me dire de me retourner ce que je fais sans jeter un dernier regard vers lui.
Aux bruits de froissements que je peux entendre il à retiré son t-shirt et enfilé mon sweat. Lorsque je me retourne il a repris en main son téléphone et le fixe de nouveau, je me dis qu'il à peut être tout bêtement pur du noir après tout c'est possible, alors je pose la torche sur le sol de façon à ce qu'elle nous éclair tous les deux et je lui sourit, je crois voir à cet instant comme une expression de soulagement sur son visage.
« Vous avez soif ? »
je lui donne une des bouteilles d'eau
« Oui merci »
Il ouvre le bouchon et la porte à sa bouche, dieu que j'aimerai être à la place de cette bouteille à cet instant. Je sens le rouge me monter aux joues et je remercie que l'on soit dans le noir. Je prends la mienne et bois aussi.
« Vous avez l'air soucieux ne vous en faites pas on va sortir d'ici dans »
je regarde ma montre
« Environs trois heures, je pense si j'arrive à le joindre, mais vu qu'il n'y a pas plus de réseaux »
« NON, ne dites pas ça »
de nouveau je le vois paniquer
« Je vais y arriver, je vous le promets » je lui fais mon plus beau sourire



il me sourit et instinctivement je me dis qu'avec ce genre de sourire je peux lui faire confiance. Oui, mais voilà je n'ai plus confiance en personne, même mon meilleur ami je doute de lui. Je sais c'est mal, il fait tout pour m'aider, mais je ne peux m'empêcher de voir en lui le regard de tous ceux qui sont partis et m'ont laissé seul. Je vois en lui l’exaspération qu'il a quand il remarque que je ne m'en sors pas, quand il reste assis à côté de moi attendant que je lui parle que je lui raconte ce qu'il c'est passé. Il espère, mais je n'y arrive pas je suis désolé pour lui, mais il n'y a que cet inspecteur à qui j'en ai parlé et encore j'ai pas tout dit. Je sais qu'il se fait violence de ne pas m'en coller une bonne, vu son caractère de chien, et je le mériterais. J'ai peur tout le temps peur je me méfie de tout, il est si puissant.
Ça va faire deux heures qu'on est coincé ici et l'angoisse monte de plus en plus. Je suis hors de chez moi depuis plus longtemps que je ne l'ai été ces deux dernières années. Ma respiration commence à se saccader et je remarque qu'il me fixe le regard inquiet. Je lui fais un petit sourire pour essayer de le rassurer, mais malheureusement je panique de plus en plus. Il se lève brusquement et revient avec un petit sac en papier. Il se met devant moi et le place sur mon nez et ma bouche.
« Respirez dedans, relaxez-vous »
Comment il savait pour le sac en papier
« C'est ça calmez vous »
Sa voix est douce et je me calme finalement.
« Gardez le sac encore quelques minutes pour que votre respiration se stabilise »
il s'assoit à côté de moi et pose sa main sur la mienne.
J'arrive à respirer normalement et au bout d'un moment je retire le sac.
« Merci »
« De rien, j'ai mon brevet de secouriste »
Pourquoi cela ne m'étonne pas, c'est comme si c'était évident ; cette aura qu'il dégage ne peut être que là pour aider.

Pfouu j'ai eu la peur de ma vie quand j'ai entendu qu'il respirait mal, heureusement que je me suis souvenu pour le sac en papier. Même au bord de l'asphyxie il est canon, ahhh c'est pas possible j'ai un cœur d’artichaut moi. Comme disait ma mère tu as le chic pour rapporter tous les chiens errant du quartier et en plus pas spécialement ceux en pleine santé. Et bien elle avait raison je viens d'en attraper un encore une fois et il a l'air bien mal en point.
« Ça vous arrive souvent ? »
il pose le sac et remonte de nouveau ses genoux
« Seulement quand je ne suis pas chez moi »
« Oh bah alors ça doit pas être pratique » lui dit je en riant
« On va dire que j'évite de sortir le plus possible »
Oh la bourde décidément tu es champion dans ce domaine
« Je ne vous ai jamais vu avant, vous êtes nouveau dans le quartier ou vous étiez juste de passage »
« Je vis à deux rues »
« Ah et depuis quand ? »
« Deux ans »
je manque de m’étouffe avec l'eau que je venais de me mettre en bouche
« PFFFFF » je m’essuies la bouche
il me regarde avec de gros yeux, je lui fais un signe de la tête pour m'excuser
« Désolé, je travaille ici depuis longtemps et comme je ne vous ai jamais vu, j'ai été surpris »
« Je vous l'ai dit je ne sors pas souvent »
« Oui, mais jamais en deux ans c'est bizarre peut être êtes vous venu quand je ne travaillais pas »
« Non , c'était la première fois ce soir »
« Oh pas de chance alors »
« Vous pouvez le dire »
« Mais question idiote,vous ne sortez jamais, jamais ou juste le moins possible genre une fois par semaine »
«quatre fois »
« Oh bah ça va alors »
« Non quatre fois depuis deux ans aujourd'hui c'était la cinquième fois »
Je le regard et me dis que oui lui c'est un cas, mais il m’intéresse encore plus.








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MessageSujet: Re: Black out   Sam 2 Nov - 14:08

je viens de tout lire et là franchement je dois vous dire chapeau pour l'intrigue et le fait que vous n'avez pas encore donné de nom à vos personnages, ce qui est amusant c'est que à ce stade n'importe qui peut être n'importe lequel, on voit les points de vue de tous les personnages, ce qui n'est pas forcément évident à suivre encore mais j'adore alors vivement la suite les filles merci
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MessageSujet: Re: Black out   Mer 11 Déc - 13:34


Black out



Chapitre 8




Je sortis mon portable et alluma le flash pour qu'il me serve de lampe, puis je regardais autour de moi. La femme était calme assise par terre en train de fixer l'assistant social, une lueur de lubricité dans les yeux. Quand à celui-ci, il était recroquevillé sur lui même, son regard vide de tout sentiments, on aurait dit que rien ne pourrait l'atteindre, son visage ne montrait aucune expression.. C'était limite flippant. Cependant, je ne sais pourquoi j’eus une furieuse envie de le protéger. Je regardais son front et vit qu'un hématome commençait à se former. Je voulus m'approcher de lui mais la femme fut plus rapide. Je la vis accrocher un sourire à son visage et elle s'approcha de lui sure d'elle et de son charme. Qu'elle ne fut pas ma surprise quand je vis l'assistant social levait un regard glacial sur la femme, l'homme qui tout à l'heure ne laissait paraître aucune émotion avait à présent un regard qui faisait froid dans le dos. Cela n'arrêta nullement la femme. Elle n'était plus qu'à quelques pas de lui quand celui-ci prit la parole.

- Je vous prierez de bien vouloir rester dans votre coin.

- Je veux juste vous aider dit elle tout sourire

- Non merci!

- Mais votre front...

- Vous êtes sourde? Je vous ai demandé de retourner à votre place! Mon
front va bien et je n'ai pas besoin de vous!

- Je...

- Ou vous dégagez de ma vue, ou je ne réponds plus de mes actes dit il le
regard haineux à présent.

- Comment osez vous me parler comme ça?

- Comment osez vous me parler tout court. Rien que votre regard sur moi
me rend malade... Je suis sérieux, éloignez vous de moi ou je pourrais
vraiment être violent...

Qu'est-ce qu'il se passait là? me demandai-je. Mon assistant social (oui parce que j'avais décidé que se serait le mien!) crachait ses mots avec une telle haine! Je regardais à nouveau le visage de cet homme et se que je vis le temps d'une seconde... non, j'avais du rêver, cela avait été tellement rapide mais pourtant, j'étais persuadé de l'avoir vu... Cette émotion dans le regard que j'avais croisé un nombre incalculable de fois dans mon travail. Je décidais d'intervenir.

- Madame, s'il vous plait faite se qu'il vous demande dis-je en me mettant
entre elle et lui. Je l'entendit soupirer de soulagement derrière moi.

- Je ne pensais pas à mal.

- Je m'occupe de lui ne vous en faites pas.

Je ne pensais pas à mal qu'elle dit. Tu parles, tu pensais pouvoir le séduire et t'envoyer en l'air avec lui. Mais dommage ma grande, tu sais quoi? Je suis là et je ne te laisserais pas faire... Je me retournais vers lui et m'agenouillais pour être à ça hauteur.

- Ca va aller?

- Oui, merci beaucoup de votre intervention dit il la voix légèrement
tremblante.

- Vous êtes sur?

- En fait non mais je n'ai pas le choix. Il faut que je me contrôle, tout ira
bien à condition qu'elle ne m'approche pas.

- Et votre tête ça va demandais-je ne pouvant m'empêcher de lui caresser
le front à l'endroit ou il c'était cogné, je le sentis sursauter. Désolé, je ne
voulais pas vous faire mal. Quand nous sortirons d'ici, je vous emmènerai
à l'hôpital, votre hématome n'est vraiment pas beau à voir.

- Non, vous ne m'avez pas fait mal et ça ira, je pense que les urgences
vont être saturé ils n'ont pas besoin que j'aille les embêter pour une
bosse...

Cet homme était incroyable, il devait souffrir et pourtant il pensait aux autres. J'aimais cette état d'esprit mais le fait est qu'il devait quand même passer voir un médecin. Je vais devoir prendre soin de lui, il a l'air tellement fragile de nouveau, maintenant que cette femme est repartit dans son coin. Cependant, une chose m'intrigue. Se contrôler a-t-il dit. Mais contrôler quoi? Cet homme, m’intéresse, me fascine... J'ai envie de le connaitre mieux. Si seulement nous étions tout seul, on pourrait faire connaissance.

Cet inspecteur est vraiment gentil, il a vu que je n'étais pas bien. Quand l'autre pouf c'est approchée de moi, j'avais failli perdre le contrôle de moi même. Pourtant, je les connais mes crises, je sais les gérer, je le fais tout les jours au quotidien, alors pourquoi est-ce différent en cet instant? A cause de notre enfermement? A cause du regard salace que cette femme avait en s'approchant de moi? Plus elle s'approchait plus ma haine grandissait. La panique et la peur avait fait surface mais je les avais vite enfouis au plus profond de moi comme d'habitude. Je savais aussi que d'être enfermer aller faire remonter beaucoup de chose auquel je ne voulais pas penser. J'allais refaire des cauchemars pendant un certain temps. Et c'était quoi se frisson quand il m'a touché? Pourquoi ai-je ressentit l'espace de quelques secondes une profonde envie de me blottir dans ses bras? Qu'il me protège contre le monde entier et par dessus tout de moi-même...Qu'est-ce qu'il m'arrivait bordel? En plus, j'avais une migraine d'un autre monde, foutue glace! Foutue parfum! Qu'est-ce que je pouvais haïr toute ses pouffiasses et leur artifices! Sauf ma Yumi. Comment allait-elle?Bien j'espère. Il fallait qu'elle aille bien! Je ne supporterai pas de la perdre. C'était la seule à me comprendre, la seule qui savait tout de moi, la seule femme de ma vie car toutes les autres ne valaient rien! Je voulais la voir, lui parler, je ne comprenais pas se qu'il m'arrivait avec cet inspecteur. J'étais perdu et je n'aimais pas du tout ça. Je sentis les yeux me piquer. Pourquoi avais-je cette vie de merde. J'en avais assez de toujours souffrir, cela devenait de plus en plus dur...Je refoulais les larmes qui montaient et regardais l'inspecteur qui me surveillait avec un regard inquiet. Cet homme était vraiment séduisant, son regard était sérieux et doux en même temps. Je ressentis à nouveau l'envie d'être protéger par lui. Il fallait vraiment que je parle à Yumi de mon bel inspecteur dont mes yeux fixaient à présent ses lèvres si bien dessinés et sans défauts... Je baissais le regard. J'avais un sérieux problème!!!

- Combien de temps allons nous rester enfermé? demandai-je

- Je ne sais pas, normalement, les hôtels ont des générateurs de secours
mais est-ce que cela inclus les ascenseurs?

- Pfff sérieux, souvent, je me demande pourquoi je suis né... dis-je dans un
chuchotement pour moi même.

- Ne dites pas ça me dit l'inspecteur en s'asseyant à côté de moi, il y a une
raison pour que vous soyez là.

- Oui pour souffrir surement...Répondis je sans le vouloir.

Je regardais mon assistant social perplexe de sa réponse. Je me demandais soudain se qu'avait été sa vie pour qu'il me réponde cela. Il avait piqué ma curiosité et maintenant, je voulais des réponses. Cet homme m'intéressait de plus en plus...







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MessageSujet: Re: Black out   Mer 11 Déc - 13:37


Black out



Chapitre 9




Je regarde autour de moi et constate que la rue se remplit de plus en plus, tout le monde regarde son téléphone. Je fais de même espérant que le réseau revienne au plus vite. Mais malheureusement rien, je commence à m'inquiéter. Il n'aime pas vraiment téléphoner et son portable n'est pour lui qu'un outil pour me dire ce dont il a besoin et que je dois lui acheter au combini en venant le voir.

Mais je sais que cet objet est important pour lui, il va sûrement vouloir le prendre avec lui, mais s'il est dans le noir il ne bougera pas, il a bien trop peur. Est ce que je dois rentrer chez moi ? Il n'y a plus de transport en commun et trouver un taxi dans ces conditions n'est pas chose facile. On entend au loin des sirènes de police et d'ambulance, je suppose qu'il y a eu des blessés, ce tremblement de terre a été assez violent après tout.
Finalement, je me dis que je ne suis pas très loin de chez lui et qu'il sera plus facile d'y aller plutôt que chez moi. Je prends donc mon courage à deux mains et je me mets en marche. J'en ai bien pour une demi-heure, du moins c'est comme ça en temps normal, mais là je ne garantis pas d'être coincé à un endroit.
Je me fraye un passage parmi tous ses badauds et avance vers l'appartement de mon meilleur ami. J'espère qu'elle va bien aussi, c'est vrai je sais que je devrais penser en premier à ma petite amie, mais elle est forte et elle sera sûrement se débrouiller, avec le travail qu'elle fait elle a un moral fort et ne se laissera pas aller. C'est différent pour lui. Lui il se laissera couler avec facilité, il a déjà épuisé toutes ses forces il y a deux ans, ça l'a vraiment vidé de toutes espérances. Il se méfie de tout et de tout le monde, je suis sûr que si des secours venaient frapper à sa porte il ne leur ouvrirait pas.
Même moi je dois montrer patte blanche quand j'arrive chez lui.
Sa vie se résume à ça, enfermement et destruction. Si seulement il pouvait trouver un moyen de parler de se confier, il est tellement têtu.
J'ai finalement mis une heure pour y arriver. C'est immeuble de dix étages dans un quartier calme, les voisins sont plutôt tranquilles, de toute façon je ne suis pas sûr qu'il en est déjà croisé un. Je sors la clé que j'ai de la porte du hall, heureusement pour moi cet immeuble est traditionnel et les systèmes d'ouverture ne sont pas électroniques.
J'ouvre la porte et pénètre dans le hall qui en plongé dans le noir, la seule source de lumière est émise par les panneaux de sécurité et cela me permet de me guider. Je trouve la porte des escaliers et allume mon téléphone en mode lampe pour ne pas tomber.
Cinq étages plus tard je m'arrête sur le palier et reprend mon souffle, sérieux je devrais songer à arrêter de fumer. J'ouvre la porte du couloir et me dirige vers son appartement.


Pourquoi ce foutu réseau ne revient pas, je veux rentrer chez moi, j'ai besoin d'être chez moi. La nuit est bien avancée maintenant. Je me demande ce qu'il fait et s'il va bien, en même temps il est du genre increvable avec le caractère de con qu'il a il serait sûrement le dernier survivant. Je dis ça, mais c'est mon meilleur ami, mon unique ami je ne veux pas qu'il lui arrive quoi que ce soit.
Je regarde l'heure et constate que le gérant de ce foutu combini doit avoir atterri. Je me retourne et le l'interpelle.
« Ano »
il me fait un sourire
« Oui »
« Est ce que vous avez du réseau parce que je pense que votre patron doit être joignable désormais »
« ah oui, je regarde »
il ouvre son téléphone et fait une petite moue
« Non toujours pas désolé, je vois bien que vous aimeriez être ailleurs qu'ici avec un simple employé »
« Ça n'a rien avoir avec vous c'est juste que je préfère être chez moi »
« Est-ce que je peux vous poser une question ? »
« c'est déjà une question ça, mais oui allez y »
Il rit un instant
« Vous faites quoi comme travail, parce que si vous ne sortez pas de chez vous c'est forcément un travail à domicile »
« Je suis informaticien, je crée des logiciels »
« Ah d'accord. Moi j'aime bien travailler ici je vois plein de gens je m'ennuierais tout seul chez moi »
« C'est une question d'habitude »
Il pencha la tête sur le côté
« Je ne crois pas, je pense, que la solitude c'est triste »
Il se raidit
« Oh mon téléphone vibre »
« Hein c'est vrai »
il le prit et regarda
« C'est Kagami sempai »
« Qui ? »
« Mon patron »
« Décrochez »
« Oui, moshi »
il se leva et alla vers la caisse.
Cinq minutes plus tard il revint vers moi
« J'ai les codes dés que le courant revient on pourra sortir »
Je soupire de soulagement


Je me rassoit à côté de lui, voilà dès que l'électricité reviendra il partira et je ne le reverrais sûrement pas puisqu’il ne sort jamais. Je ne sais pas pourquoi, mais j'aimerais vraiment le revoir, discuter plus avec lui essayer de comprendre.
Il 'intrigue vraiment, il est tellement beau en plus. Je lui tends de nouveau des gâteaux et il se sert en me remerciant.
« Votre téléphone fonctionne peut être aussi vous avez peut être quelqu'un à appeler »
« Vous avez raison »
Il regarde son portable et soupire
« Non, toujours pas »
« Ça va revenir »
Pourquoi j'ai une envie soudaine de le serrer das mes bras et de le consoler. Je me dit que si je discute avec lui peut être voudra t'il revenir.
« Vous savez ici il passe beaucoup de personnes différentes. Par exemple, il y a un bureau d'aide sociale pas loin, certains viennent ici. Et bien aujourd'hui l'un d'entre eux qui d'habitude vient que le soir est venu, ce midi c'est vraiment étrange. Aujourd'hui ça été étrange toute la journée, j'ai un autre habitué qui vient pour faire des courses pour son meilleur ami et bien pour une fois il est venu pour autre chose, il avait rendez-vous avec sa petite amie qui se trouve être assistante sociale ils se sont rencontré ici. C'est super non »
Je me retourne vers lui et je le vois les larmes aux yeux
« Vous allez bien ? »
Il ne me répond pas .
Soudain j’entends un bruit électrique les vitrines se relance et les néons se rallument un par un. Je le regarde de nouveau et il se relève je fais de même.
Il essuie ses yeux.
Je me dirige vers la porte et compose le code qui l'ouvre aussitôt.
« Merci »
« Vous êtes sûr que ça va aller ? »
« Oui je vais rentrer chez moi, merci pour tout »
« De rien je suis content de ne pas avoir été seul ce soir »
« Je m'arrangerais pour vous rendre votre pull »
« Ne vous en faites pas »
il sort rapidement de la boutique après m'avoir salué de la tête, et je referme derrière lui. Je vais récupérer mes affaires et je referme tout de toute façon vu l'état du magasin je ne pourrais pas ouvrir demain.


Je me dirige vers mon appartement je crois que je n'ai jamais marché aussi vite. Vite plus vite, je veux me sentir en sécurité. La rue s’est remplie de monde et j'ai l'impression que tout le monde me regarde. Je presse le pas je cours presque. Je tourne au coin de la rue et aperçois enfin mon immeuble.
Je cherche mes clés et les trouvent au fond de la poche de mon jean. J'ouvre la porte et monte les cinq étages le plus rapidement possible. J'arrive dans le couloir et je m'arrête en le voyant sur le pas de ma porte.
La peur, la panique reviennent et je tombe à genoux épuisé, tout ce que je me souviens c'est d'être retenu avant de heurter le sol et je reconnais cette odeur de parfum si familière de Jun mon meilleur ami, je me laisse alors glisser et c'est le trou noir.







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MessageSujet: Re: Black out   Mer 11 Déc - 13:41


Black out



Chapitre 10





Bon, l'air devenait inexistant. Air pur j'entends par la, se qui ne dérangeait apparemment pas la femme. En même temps, vu que c'était son parfum, elle devait en avoir l'habitude... Mon assistant social lui était aussi gêné que moi par cette odeur. Je rêvais d'un bon bol d'air comme on dit. Heureusement que je n'étais pas seul avec elle.

- Pfff combien de temps ils vont nous faire attendre la dedans! dis je en
râlant

- Je ne sais pas mais ça devient insupportable. Répondit mon bel assistant

- Toi aussi tu trouves? Je peux te tutoyer? On va bosser ensemble et on
est coincé ensemble! Ca créé des liens dis je dans un sourire.

- Oui, vas y pas de problème.

- Je peux te poser une question?

- Je t'en prie...

- Pourquoi regardes tu sans arrêt ton portable? Quelqu'un t'attends?

- Non, mais je m'inquiète pour ma meilleure amie. Je ne pense pas qu'elle est
eu des soucis mais... Si je venais à la perdre...

- Allons, ne pense pas à ça dis-je en lui prenant la main, je suis sur qu'elle
va bien. Ne te fais pas de soucis.

Je retirais ma main aussi vite que je l'avais posé. J'avais vu rougir mon assistant social vitesse grand V et moi j'avais eu un frisson de tout les diables. Rien qu'en le touchant.


J'en avais marre d'attendre sans rien faire, ma tête me faisait de plus en plus mal à cause de mon front ou du parfum, l'air en était saturé. J'en pouvais plus...Mon seul réconfort était l'inspecteur qui était assis à côté de moi. Je vis d'un coup d'oeil la femme essayait de se rapprocher et me raidit d'un coup. Qu'est-ce qu'elle pouvait être chiante celle la! Je lui jetais un regard mauvais et la stoppais dans son élan. Elle me lança un regard colérique.

- Je peux savoir pourquoi vous m'en voulez demanda-t-elle?

- Je peux savoir pourquoi m'adresser encore la parole?

- C'est pas vrai, il recommence... Je vais pas vous manger pourtant!

- Vu votre regard et votre tenue, j'en doute.

- Moi? je ne vous permets pas! Je suis une mère de famille respectable...

Je me mis en mode enquête, quelque chose clochait, je le sentais, j'en étais intimement persuadé... J'allais devoir jouer la comédie et en payer le prix après, je le savais... Je n'avais pas le choix, mon subconscient ne me laisserait pas en paix et dicterait sa conduite à mon organisme qui me rendrait malade comme un chien... C'était psychologique...

- Vous avez un enfant? dis je avec un sourire

- Oui, vous voulez voir une photo?

- Bien sur dis-je tout sourire

Elle me montra une photo que je pris et elle fit en sorte que ses doigt touchent les miens. J’eus un haut le coeur rien qu'avec se contact et un frisson de dégout me parcourut le corps. Ma colère monta quand je vis se petit garçon sur la photo qui ne devais pas avoir plus de 5 ans.

- C'est son père qui le garde?

- Non, il n'a pas de père, il se garde tout seul.

- Oh! Il est grand alors...C'est mignon, vous gardez la photo de votre fils
quand il était petit... Quel âge a-t-il?

Je sentais que mon futur partenaire voyait ou je voulais en venir et j'aimais ça. Nous n'avions pas besoin de nous parler. Je voyais son visage devenir inexpressif, il passait en mode flic comme j'étais passé en mode assistant social...

- Non, il a 4 ans.

- Et vous le laisser tout seul?

- En quoi cela vous regarde de toute façon il dort, il ne s’aperçoit jamais
que je ne suis pas là...

Ok, j'avais se que je voulais je laissais tombé le masque et laissait le dégout
et la haine m'envahir.

- Et vous croyez qu'il fait quoi en ce moment, après un tremblement de
terre hein? Vous vous rendez compte de se qu'il doit éprouver à vous
chercher partout pendant que vous vous envoyez en l'air avec le premier
venu!

- Je fais encore se que je veux! Et pour votre gouverne,je ne fais pas ça
pour de l'argent! Juste au cas ou vous me prendriez pour se que je ne suis
pas!

- "Je fais se que je veux?" Plus pour longtemps dit mon partenaire
d'une voix remplit de colère. Il sortit sa plaque et lui demanda ses papiers,
nota son nom sur un carnet qu'il remit dans sa poche. Je pense madame,
que vous aurez de nos nouvelles dans pas longtemps.

Comme un fait exprès, les lumières s'allumèrent et l'ascenseur se remis en
route, ils eurent un instant mal au yeux et virent que la jeune femme pleurait en silence.

- Vous pouvez remballer vos larmes...dis je. Je n'aime pas les
femmes et encore moins les salopes. Elles sont pires que les putes car
souvent, les deuxièmes n'ont pas le choix alors que les premières si!

La femme cessa de suite de pleurer. Elle jouait bien la comédie mais j'avais été meilleur qu'elle à ce jeu là.

- Au fait, je me nomme Ohno Satoshi, souvenez vous bien de moi, car moi,
croyez le bien, je ne vais pas vous oublier...

Il sortit de l'ascenseur suivit de l'inspecteur et pris la direction de la sortie de l'hôtel. Quand ils furent dans la rue, il prirent tout deux une grande inspiration. Ohno sentit son estomac se retourner et courut dans une ruelle pour vomir. Ca y est, son corps lui faisait payer sa petite comédie, ce n'était que le début. Il sentit qu'on lui caressait le dos.

- Ca va aller?

- Oui merci, j'ai l'habitude dis-je en me relevant. Vous devriez rentrer chez
vous. Quelqu'un s'inquiète peut être pour vous.

- J'en doute, je vis seul et je n'ai personne dans ma vie.

J'eus un vertige dû à mon mal de crâne surement. Il me rattrapa et je me retrouvais dans ses bras auquel je m’accrochais instinctivement. Je rougis et m'éloignas de lui.

- Merci murmurais je.

Tout mon corps était parcouru d'un intense frisson... Intense et agréable, si loin du frisson de dégout que j'avais ressenti plus tôt.... Que m'arrivait-il?







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MessageSujet: Re: Black out   Mer 11 Déc - 13:44


Black out



Chapitre 11





Je fermai la boutique derrière moi en soupirant. Je prends mon téléphone et essaie de joindre Suki. Je m'assure qu'elle va bien et je lui dis que demain nous n'ouvrirons pas le magasin, mais que nous passerons la journée à le ranger. Elle me dit que c'est bon que tout va bien chez elle et qu'elle sera là vers 9h. Je regarde ma montre, il est déjà si tard que ça. Je lui dis que c'est pas la peine de venir aussi tôt elle n'a qu'a venir vers 12h. Après tout, j'aimerais bien dormir un minimum, je suis complètement crevé.
Heureusement que marcher ne me dérange, car pour trouver le moyen de rentrer je ne vois que mes jambes. J'en profite pour observer autour de moi, il n'y a pas l’air d'avoir beaucoup de dégâts. Au fur et mesure que j'avance je vois les rues s’éclairer,certaines personnes sont assises sur le trottoir et discutent en attendant de pouvoir entrer chez eux. Je suis bien content que mon appartement soit une petite pension familiale au moins je suis sur de pouvoir entrer.
Au bout d'une bonne heure de marche, j'arrive enfin chez moi, le vieil homme qui gère l'immeuble m'attend à l’extérieur.
« Oh je suis rassuré que vous n'ayez rien jeune homme »
« Non je me suis juste cogné un peu la tête, mais je n'ai rien. Et vous ? »
« Moi ça va vous savez on en a vu bien des pires moi et mon immeuble »
« J'imagine, bon je vais aller me coucher je suis fatigué »
« Oui je comprends, j'espère que vos affaires n’ont pas été trop secouées »
« On verra bien »
Je le salue et monte les deux étages. De l’extérieur cet immeuble fait vraiment vieux et je pense que c'est que le propriétaire souhaitait. Mais à l'intérieur les appartements sont vraiment extra . Il a tout refait à neuf je n'ai qu'une chambre, mais une grande pièce de vie et une salle de bain moderne et la cuisine est juste parfaite elle était toute équipée.
J'ouvre donc la porte de mon logement, entre et constate qu’à part quelques cadres et des bibelots sur le sol rien de bien méchant. Je pose ma veste sur le canapé et sans tarder file dans ma chambre m'écrouler sur le lit. Je ferme les yeux et la seule chose que je vois c'est son visage pâle et ses cheveux bruns humides lui tombant dessus.
« Ahhhhhhhh »
Je me frotte le visage et me maudit de craquer pour un mec que je n'ai vue qu'une fois et que je ne reverrais sûrement pas. En même temps notre rencontre est vraiment particulière, mais ce qui me tracasse le plus c'est qu'il avait vraiment l'air d'être perdu. Je sens alors que quelqu'un vient se frotter à moi et ronronner.
« Hey Pako, tu n'as rien à ce que je vois, qu'est ce que tu fais ici. Ton maître t'a encore laissé dehors. »
C'est le chat de mon voisin, je ne le connais pas vraiment je ne fais que le croiser, mais son chat lui viens toujours chez moi, c'est un gros chat de gouttière il passe par ma fenêtre et viens s'installer sur mon lit. Je lui gratte le ventre et il ronronne encore plus.
« Tu as eu peur, yosh yosh »
Je m'installe confortablement et il vient se mettre juste à côté de ma tête, je finis par m'endormir avec un seul espoir celui de le revoir.


J'ai juste eu le temps de e rattraper avant qu'il ne touche le sol, mas c'est pas possible je comprends mieux pourquoi il ne répondait pas quand je frappais à sa porte. Il était donc sorti, j'y crois pas il ne sort jamais, mais où était il. Je le soulève et cherche les clés que je trouve dans sa main, et ouvre la porte.
Je le dépose sur le canapé de toute façon il ne dort jamais dans son lit. Mais c'est quoi cette odeur, il sent la bière. Je le débarrasse de ses chaussures et constate que le pull qu'il porte n'est pas le sien. Je lui mets une couverture dessus et va dans la cuisine. Je range un peu ce qui est tombé des étagères et sort mon téléphone portable. Du réseau enfin je vais pouvoir l'appeler. Je compose son numéro, elle décroche et me rassure, elle n'a rien heureusement je suis soulagé. Elle était dans sa baignoire, ce n'est pas non plus l'endroit idéal, mais au moins rien ne lui est tombé dessus. Je lui dis que je passerais la voir le lendemain. Elle me demande ou je suis et si je vais bien. Je lui réponds que ça va je n'ai rien et que je suis avec mon meilleur. Elle connaît à peu près la situation, je lui est dit que je m'occupais de lui, mais pas pourquoi, il me détesterait si jamais je parlais de lui. Je crois que c'est pour ça que je lui est plu parce que dans un sens je fais comme elle je m'occupe d'un cas spécial.
Je fais du thé et je vais m’asseoir sur le fauteuil en attendant qu'il se réveille.
Comme toujours son sommeil est agité et en plus sa sortie a dû être un traumatisme pour lui. Je vais devoir rester avec lui plusieurs jours, je pense.
Ça fait deux ans que c'est arrivé et pourtant j'ai l'impression que c'était hier. Je le revois encore complètement terroriser et faible.
Et les mois on passé et il c'est enfermer un peu plus dans son mutisme, je crois que j'ai arrêté de lui poser des questions sans m'en rendre compte. Je sais bien qu'il ne me répondra pas alors j'ai arrêté tout simplement je me dis qu'un jour il craquera et me racontera alors je patiente.
Il commence à bouger et à ouvrir les yeux, je pose ma tasse et lui fait un sourire.

J'ouvre les yeux et me rend compte que je suis sur mon canapé, je tourne la tête et le vo qui me sourit assis sur le fauteuil. Je ne me souviens pas de comment j'ai atterri ici, la seule chose qui me vient à l'esprit c'est un grand noir après être sorti du combini. Je me redresse et ma tête tourne un peu, il s'avance vers moi.
« Ça va ? »
« Oui merci je suis un pe désorienté »
« Mais tu étais où ? Tu ne sors jamais »
« Tu crois que suis sorti avec plaisir j'avais pas le choix, je n’avais plus rien à boire et à manger »
« Hein, tu ne pouvais pas attendre, je t'aurai fait des courses dans la matinée »
« Arrête de m'engueuler, vous vous plaignez toujours que ej ne fais pas d'efforts la je suis sorti et tu m'engueules faut savoir ce que vous voulez tous. Si tu veux tout savoir j'aurai préféré ne pas mettre un pied dehors et en plus il a fallu qu'il est ce tremblement de terre et cette panne et qu'il fasse noir et .. »
je commence à manquer d'air il se lève et revient avec mon spray qu'il me tend
« Tiens respire calmement, je ne t’engueule pas je suis juste surpris et c'est vrai que tu n'as pas eu de chance »
Je prends deux bouffées de mon spray et me calme
« Et tu étais où ? »
« Au combini »
« Tu es allé là-bas et alors ? »
« Je suis resté coincé à l’intérieur il faisait noir »
Il me prend dans ses bras et me serre contre lui, je me laisse aller et je me mets à pleurer, il sais à quel point j'ai peur du noir.
« Vous étiez nombreux ? »
« Non il n'y avait que moi et un employé »
« Il était comment cet employé ? »
« Pourquoi ça t'intéresse ? »
je me redresse et le regarde suspicieux
« Tu n'as pas une copine toit d'abord, une ravissante assistante sociale »
« HEEE ? »
« Comment je le sais, tu te demandes ? Et bien c'est l'employé du magasin, il m'a parlé de ses clients et de quelques habitués j'ai reconnu ta description »
« Ah je vois, je voulais t'en parler, mais je ne savais pas comment te le dire »
« Comment me dire quoi ? »
Je sens à nouveau la panique me prendre et de nouveau je pleure, je me maudis de pleurer autant. Avant je ne pleurais jamais, mais maintenant c'est inimaginable ce que je peux produire comme liquide lacrymal.
Il pose sa main sur ma jambe et me regarde fixement, je le repousse et me lève.
« Va s'y dit le ? »
« Dit quoi, y rien de plus à dire »
« Je t'en prie, ne me fais pas ça, fais pas genre y rien et puis finalement tu viendras de moins en moins préférant a voir et finalement tu oublieras que j'existe »
une douleur violente sur la joue me fais reculer, celle là je l'ai pas vu venir
« Comment tu peux croire que je ne viendrais plus te voir, tu es mon meilleur ami, je ne suis pas comme ces idiots qui t'ont laissé tomber, je reste avec toi et elle est au courant elle sait que tu passeras avant. Au cas ou tu aurais oublié elle est assistante sociale elle sait ce que c'est. »
Il m'attrape et m'attire à lui. Il me sert fort comme le fait à chaque fois que je tente de disparaître de sa vie.
« Désolé pour la gifle »
Je renifle et secoue la tête
« Pas grave »
il m'allonge sur le canapé et je ferme les yeux.
« Je peux te poser une question ? »
je rouvre les yeux
« Oui »
« Le pull que tu portes, il est à qui au juste ? »
« L'employé me l'a prêté j'ai été aspergé par de la bière »
« ah c'est ça l'odeur »
« OY dit que je put aussi »
Je lui envoie un coussin en pleine face.
« Non, non. Tu me le passeras j'irai lui rendre »
Je ferme les yeux et son sourire m'apparaît, je sens comme une vague de chaleur m'envahir
« Non je le ferai »







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MessageSujet: Re: Black out   Mer 11 Déc - 18:11

et bien que de rebondissement on en apprend un peu plus sur chacun merci
l'histoire est vraiment bien faite, chapeau bas miss
un personnage m'intrigue un peu plus que les autres c'est l'assistant social
merci encore et j'attendrai la suite avec impatience........................................
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MessageSujet: Re: Black out   Dim 15 Déc - 12:06

Merci pour les com ça fait plaisir. Voilà la suite!!!


Black out



Chapitre 12




Enfin nous étions sortis... Enfin je respirais autre chose que du parfum.
J'étais en colère, très en colère...Cette femme était tout sauf une mère. Quand j'avais vu le changement radical de Satoshi, j'avais su que quelque chose n'allait pas et au fur et à mesure de ses questions, j'avais deviné où il voulait en venir. Il était doué pour jouer la comédie surtout envers la gente féminine car de se que j'en avais vu, il avait un sérieux problème relationnel avec les femmes. Je ne les aimais pas particulièrement non plus mais pour lui, "ne pas les aimer" était un doux euphémisme. Je le vis courir vers la ruelle d'à côté et rendre tripes et boyaux. Je pensais de suite à son coup à la tête. Je le rejoignis et lui caressa le dos. Il faut que je l'amène chez un docteur, l'hôpital il ne voudra pas, il me l'a déjà dit. On discute 5 minutes, je le vois tituber et je me précipite pour le rattraper, il s'accroche à moi et je peux sentir la fraicheur de ses doigts à travers le tissu de ma veste. Ok cette fois, il n'a pas le choix, je vais l’embarquer avec moi. Mais ou trouver un doc à cet heure? Soudain, je sais... Pourquoi n'y ai-je pas penser avant!!!  

   - Satoshi, il te faut un médecin...

   - Non, c'est bon, ça va passé...

   - Mauvaise réponse, tu viens avec moi, tu n'as pas le choix... lui dis-je en
   prenant sa main et le tirant à ma suite.

Je dû m'arrêter car il venait de tomber. Je me retournais et se que je vis me fit peur... Ohno était devant moi, à genoux, livide, une main se tenant la tête, en pleurs avec dans le regard une terreur indescriptible.

Il veut m'amener chez le médecin pourquoi? Je ne peux pas lui dire que mon état est dû à un problème psychologique. Je ne veux pas qu'il sache. Jamais. Personne ne doit savoir. Il n'y a que Yumi qui soit au courant. J'aurai dû me faire soigner, me faire suivre mais je ne l'ai jamais fais. De toute façon le mal est fait depuis bien des années, depuis l'âge de mes 5 plus ans exactement alors c'est trop tard. Quand il me prit par la main en disant que je n'avais pas le choix, je me sentis partir dans de mes souvenirs... Non... pas ça... pas maintenant, une douleur me vrilla le crâne et je me revis petit, pleurant en essayant d'arrêter cette main d'adulte qui me trainer derrière elle en disant ses même mots m'amenant pour me... Je revins à la réalité et vis devant moi le regard paniqué de mon bel inspecteur. Celui ci avança une main sécha mes larmes et me demanda se qu'il se passait.

   - Ce n'ai rien dis-je. Surement le contre coup de l'enfermement et peut être
   aussi de mon hématome, en fait j'ai très mal à la tête...dis-je se qui, dans
   l'absolu n'était pas faux non plus.

   - S'il te plait Satoshi, viens avec moi, je t’amènes voir le doc de la police, il a
   tout se qu'il faut en cas d'urgence.

Je me relevais et à nouveau un vertige me pris, je n'avais plus le choix, il fallait que j'aille avec lui.

   - D'accord je te suis

Il m'amena jusqu'au doc qui n'était en fait pas loin. Heureusement car nous ne pouvions pas prendre la voiture, cependant il s'y étais arrêté pour prendre un sac dans le coffre. Je pensais à quelque chose tout d'un coup.

   - Dis moi, tu habites loin d'ici?

   - Oui...

   - Comment vas tu faire pour rentrer?

   - Je ne rentrerai pas, je passerais la nuit au commissariat. J'irai après t'avoir
   laisser chez toi.

   - Tu ne sais même pas si j'habite loin...

   - C'est pas grave, je te raccompagnerais quand même... Tu es blessé, tu as
   des vertiges, je ne te laisserai pas rentrer seul...

   - Ok ben tu resteras à la maison alors, je ne vais pas te faire marcher toute
   la nuit...

Sur le trajet, je pris mon téléphone et envoya un message à Yumi pour voir si elle allait bien. La réponse fut immédiate et un soulagement intense m'envahit. Nous arrivâmes chez le doc qui heureusement n'était pas couché. Il me fit rentrer et laissa mon inspecteur dans la salle d'attente. Après m'avoir ausculter et posé des questions, il le fit rentrer et se tourna vers moi.

   - Vivez vous avec quelqu'un?

   - Non répondis-je

   - Il faudrait que quelqu'un reste chez vous au moins 48h et vous
   surveille. Cela inclus le fait de vous réveiller toute les deux heures
   pour vous demandez des choses basiques. Vous avez reçu un très
   mauvais coup et je ne veux prendre aucun risque.

   - Ne vous inquiétez pas, je resterai avec lui, de toute façon, ne
   pouvant rentrer, je devais dormir chez lui.

   - Bien, me voilà rassuré. Voici l'ordonnance pour les cachets et
   surtout, revenez me voir si cela ne va pas.

   - oui, merci dis-je

Nous voilà repartit faisant le trajet en sens inverse. Nous nous arrêtâmes à une pharmacie ouverte de nuit. J'avais de plus en plus mal, je me demandais comment cela était possible. J'étais à deux doigts de vomir à nouveau. Je devais me calmer. Je respirer profondément et calmement. Quand je disais que ma vie était merdique. Bon, résumons la situation, je subissais les conséquences de ma petite comédie  (vomissements et retour dans le passé, les cauchemars arriveraient plus tard),  puis, les effets de ma rencontre percutante avec la glace de l'ascenseur (migraine atroce et vertiges), le tout sous le regard d'un inspecteur de police pour lequel je ressentais des choses que je n'arrivais pas à comprendre... Oui, c'est se que je disais, vraiment une vie de merde...Nous arrivâmes devant mon immeuble et je le vis s'arrêter net...

   - Tu habites là? me demanda-t-il incrédule

   - Oui. Il y a un problème?

   - Non dit il dans un sourire je suis juste très étonné. Je te dirais
   pourquoi plus tard, rentrons, tu es épuisé.

Il n'en revenait pas s'il c'était attendu à ça. Il habitait le même immeuble et apparemment le même palier que cette autre personne qu'il venait voir de temps en temps. Pourtant, il ne l'avait jamais croisé. Quelle coïncidence...

   - Pardon, j'étais mes pensées qu'as tu dis?

   - Je te demandais de faire comme chez toi.

   - Ah, merci beaucoup. Satoshi, prends tes médicaments.

   - Oui je vais les prendre ne t'inquiètes pas, mais avant, je vais me
   doucher, je reviens. J'ai mis de l'eau à chauffer pour le thé.

Satoshi ferma la porte de la salle de bain, alluma l'eau de la douche aux maximum pour que cela fasse beaucoup de bruit et se précipita vers la cuvette des toilettes pour vomir. Il se redressa et se regarda dans la glace. Son reflet lui fit presque peur il était pâle et la blancheur de sa peau faisait ressortir les couleurs de son hématome. Il comprenait pourquoi il avait si mal. Il prit une douche rapide et s'habilla avant de ressortir. Quand il rentra dans le salon, il trouva deux tasses de thé sur la table basse et un verre d'eau avec les cachets qu'il devait prendre.

   - Merci d'avoir fait tout ça. Si tu veux prendre une douche, je t'ai
   laissé une serviette propre avec des vêtements qui me sont trop
   grands...

   -Merci mais j'ai toujours des affaires de rechange dans mon sac que
   Je garde dans la voiture. Mais j'avoue j'apprécierai bien une douche.
   Prends tes cachets pendant ce temps, je fais vite.

Quand il ressortit de la douche, il trouva Satoshi endormit sur le canapé. Il savait qu'il lui cachait quelque chose et il savait aussi qu'il était épuisé, la douleur faisant le reste. Il le prit dans ses bras se demandant ou  étais sa chambre, heureusement il la trouva rapidement l'appartement n'étant pas immense. Il le déposa sur le lit et rabattit la couette sur lui. Il ressemblait à un petit garçon seul dans cet immense lit. Il retourna au salon, régla son portable pour dans deux heures et lui aussi s'endormit la tête remplit de question sur son bel assistant social.










Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Black out   Dim 15 Déc - 12:20

j'adore vraiment les deux personnages et je me pose trop de questions part rapport au passé de Satoshi merci
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MessageSujet: Re: Black out   Mer 29 Jan - 8:43


Black out



Chapitre 13



Quand j'ouvre les yeux, le soleil est déjà levé, je regarde mon réveil et constate que si je ne me presse pas un peu je vais être en retard. Je caresse Pako qui ronronne tranquillement à côté de moi.

« Tu as bien dormi Pako ? »

il lève la tête et reprend sa sieste.

Je me frotte le visage et décide d'aller prendre une bonne douche. Le contact de l'eau chaude sur mon corps me fait un bien fou. La journée va être longue, je n'ai pas vraiment envie de retourner travailler, je n'arrive pas à me sortir cet homme de l'esprit. Je ne sais même pas comment il s'appelle, quel idiot je fais des fois.

Au bout de dix minutes, je sors et me prépare. Je mets ma veste et Pako se frotte à mes jambes.

« Tu as faim ? »

il miaule

« Ok je vais voir ce que j'ai »

je cherche dans mon frigo et trouve des restes de poissons je lui mets dans un bol que je pose sur le sol. Je prends un papier et un crayon. Je sors sur le palier et frappe à la porte de mon voisin.

Pas de réponse, il n'est peut être pas encore rentré. Je sais que son travail est difficile il doit être occupé. Je lui laisse donc un message que je glisse sous sa porte.

« Ne vous en faites pas pour votre chat il va bien, il est chez moi. Bonne journée. Votre voisin »


Je décide de partir à pied et je vois que les gens on reprit le cours de leur vie. Certains nettoient tandis que d'autres viennent en aide aux autres. J'arrive devant le magasin et Suki n'est pas encore arrivée.

J'ouvre la grille, compose le code entre et en me frayant un passage parmi les nombreux objets au sol, me dirige vers les vestiaires. Je range mes affaires et prends de quoi nettoyer.

Je commence tranquillement à noter tous les articles que l'on ne pourra pas remettre en rayon pour la transmettre à notre assurance. Il se passe une heure avant que Suki ne fasse son apparition tout essoufflée.

« Désolée, j'ai eu du mal à venir »

« Ce n'est as grave je comprends, va te changer on a du travail »

« Oui très bien »

Elle revient cinq minutes plus tard et je lui explique comment nous allons procéder. Elle fait de son mieux pour ne pas me ralentir. Je l'aime bien c'est une gentille fille, elle travaille dur et aura sûrement son contrat à la fin de son stage en plus une employée en plus ne sera pas du luxe, sinon je vais finir mort de fatigue.

« Tu n'as pas eu trop de dégâts chez toi au moins Suki ? »

« Non, juste un eu de vaisselle cassée, on était en train de regarder a télé quand ça c'est passé et toi ? »

« Moi, quelques affaires tombées sur le sol rien de bien méchant, je suis resté coincé ici pendant plusieurs heures par contre dans le noir »

« Haa j'aurai pas aimé ça, j'ai un peu peur dans le noir »

« Je n'étais pas seul heureusement, il y avait un client avec moi »

« Oh et vous avez discuté avec lui »

« Il n'était pas du genre bavard, mais il était très intéressant »

« Ahh Sempai fait sa tête d'intrigué »

« Comment ça ? »

« Oui la même t^te que vous faites à chaque fois que quelqu’un vous plaît »

« Oy »

« C'est vrai, vous lui avez demandé son numéro au moins »

« Non »

« Hee et son nom ? »

« Non plus »

« Vous avez fait quoi alors »

« Je te l'ai dit il n'était pas très bavard »

« Bah vous le reverrez sûrement il repassera dans la boutique »

« Je ne pense pas, et bosse un peu là au lieu de taquiner ton Sempai »

« Oui chef »

Elle me tire la langue et se remis au travail.

Je soupire en repensant à cette rencontre, mes yeux ne peuvent s'empêcher de regarder vers la porte. On ne sais jamais peut être viendra t'il me rendre mon pull.



Je suis dans mon lit, tiens je ne me souviens pas m'y être couché, ah je comprends mieux. Je regarde autour de ma taille et découvre les bras de Jun qui me serrent. Si je suis dans mon lit et s'il est couché à côté de moi, c'est que j'ai dû encore faire des cauchemars. Il est le seul à me calmer dans ces moments là. Je ne sais pas vraiment pourquoi, enfin peut être parce qu'il est le seul à être assez maso pour recevoir mes coups en pleine nuit sans broncher et à me serrer si fort que je fini par me calmer.

J'aimerais que tout cela s'arrête, qu'il puisse me laisser le soir sans avoir peur que je me blesse dans la nuit en tombant de mon lit ou du canapé tellement j'aurai bougé, mais voilà je ne peux pas contrôler mes rêves. Je sais qu'il souffre de cette situation, j'ai essayé plusieurs fois de le faire fuir, mais c'est chose vaine.

Le seul vrai souci là tout de suite c'est qu'il me serre tellement fort que je ne peux pas bouger et j'ai une grosse envie de faire pipi. Tant pis, je soulève son bras et avec un peu de force arrive à le faire lâcher prise, il bouge et resserre les bras.

« Chut calme-toi »

« Si je e calme je vais te pisser dessus Jun lâche moi »

il se réveille en sursaut

« Hein quoi, ou, quoi ? »

« Lache moi faut que j'aille aux toilettes »

« Ah oui désolé »

Je m'échappe en vitesse et cours vider ma vessie. Quand je reviens, il est en train de s'habiller et avec la tête qu'il a je me dis que j'ai dû lui faire passer une très mauvaise nuit. Il a l'air épuisé et je remarque des marques sur ses bras. Je ne veux pas lui faire vivre ça, il ne mérite pas de vivre ça. Je me laisse glisser le long du mur pour me retrouver assis sur le sol des larmes coulant sur mes joues.

Pourquoi il me considère encore comme son meilleur ami alors que je lui fais du mal. Je voudrais aller mieux, je voudrais pouvoir sortir d'ici sans avoir peur des gens et sans craindre le moindre bruit. Je voudrais tellement les soulager lui et ma mère. J'aimerai que mon psy n'ait pas à venir chaque semaine et qu'il ne reparte pas en me faisant ce visage qui me dit que je suis un cas désespéré et je voudrais aussi soulager cet inspecteur du travail que tout ça lui impose, lui donner ce nom qui lui fait défaut, mais voilà c'est le trou noir à part son visage il ne reste plus rien. Seulement cette peur, cette angoisse, ces visions d'horreur. Le son de ce dernier souffle rendu, ces dernières paroles. Ça suffit je veux toute oublier ça suffit. Je me prends la tête entre les mains. Puis, je sens la chaleur du corps de Jun, il me soulève et me recouche, il s'allonge à côté de moi et me caresse les cheveux, s'il n'était pas hétéro je serais sûrement tombé amoureux de lui.

« Je ne t'en veux pas Nino, ce n'est pas ta faute »


il est là dans mes bras, tremblant et pleurant. Je ne sais pas comment le soulager, je sais qu'il s'en veut de ne pas aller mieux, mais je comprends ce qu'il à vu est plus que douloureux. Alors, je resterai avec lui malgré les nuits difficiles comme celle-ci.

Je me doutais bien qu'il dormirait mal, il était sorti seul, en pleine nuit et c'était retrouvé coincé dans le noir.

Il s'était endormi facilement faut dire que tout ça l'avait épuisé, mais dix minutes plus tard ça avait commencé.

Au début il fait juste des mouvements brusques, puis il commence à avoir du mal à respirer, puis il se débat et si fort qui pourrait se blesser. C'est là que je le porte et l’emmène dans son lit c'est plus facile pour le calmer. Il cri tape, mais n'en a pas conscience, il a une force inimaginable dans ces moments là. Il fait mal et j'ai souvent des bleus, alors je le serre contre moi et j'attends et il fini par se calmer une fois que je suis sûr qu'il dort je m'endors aussi.

Le réveil est souvent difficile parce que je n'ai pas beaucoup dormi, mais aussi parce que j'ai mal un peu partout. Ces crises ne durent pas longtemps deux ou trois jours et heureusement aujourd'hui son psy vient le voir, il va lui prescrire de quoi dormir paisiblement même s'il déteste cela je sais qu'il les prendra juste pour ne plus me faire mal.

Je voudrais juste pour une journée prendre sa place prendre tout ce qui se passe dans sa tête pour le soulager lui donner un peu de répit. Je voudrais juste le revoir sourire au moins une fois, qu'il vive une journée normale, sans la peur et l'angoisse.

Il commence à se calmer, je le relâche et il me regarde les yeux encore pleins de larmes.

« Je ne t'en veux pas, tu entends, tu n'as rien fait de mal. Je suis ici pour toi, tu es mon meilleur ami »

Je dépose un baiser sur son front et me lève

« tu dois avoir faim et si je te préparai quelque chose »

« Je n'ai plus rien à manger, je te l'ai dit, non »

« Ah oui c'est vrai, je vais aller faire des courses alors, je ne serai pas long. En attendant prend donc un bain, tu sens encore la bière »

« Oy dit donc »

« Aller je fais vite »

Je finis de m'habiller et sors de l'appartement. Je me demande si dans l'immeuble quelqu'un à déjà vu Nino et je réalise alors que je ne connais même pas ses voisins.

J'attends l’ascenseur quand j’entends une porte derrière moi s'ouvrir, il y a ds voix d'hommes, deux je dirais. Puis la porte se referme et un seul vient attendre avec moi.

« Ohayo »

Je me retourne

« Ohayo heeeeeee ? »

Je n’en crois pas mes yeux, mais qu'est ce qu'il fait là ?









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MessageSujet: Re: Black out   Mer 29 Jan - 19:34

merci pour la suite, je commence à vraiment voir qui est qui mais là tout de suite je me pose la question par rapport au chapitre d'avant celui ci : est ce que Satoshi est le voisin de nino et que le policier qui prend soin de Satoshi est le même que celui dont parle nino vu la réaction de jun à l'ascenseur ??????

je ne sais pas si c'est très clair mais bon c'est ce que je pense, j'adore trop votre histoire, en attendant la suite avec impatience   
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MessageSujet: Re: Black out   Mer 28 Mai - 19:41

j'ai bien aimé
mais j'avoue que j'ai eu du mal a suivre tout ses personnages ... en même temps

mais bien sur j' attend la suite aussi ^^


ah les Hey Say Jumps surtout mon Ryosuke Yamada
miam

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MessageSujet: Re: Black out   Jeu 29 Mai - 10:47

J'adore, j'adore, j'adore !
Vivement la suite
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MessageSujet: Re: Black out   Jeu 29 Mai - 21:00


Black out



Chapitre 14


Ma nuit fut agité. Déjà me réveiller toute les deux heures ne fut pas difficile car je n'ai pas fermé l’œil de la nuit. Pourquoi, me demanderez-vous? Parce que mon bel assistant social à passé sa nuit à délirer dans son sommeil, à crier, se débattre et pleurer. Il parlait de choses que je n'ai pas compris mais cela devait faire peur vu les cris de terreur qu'il poussait. Je le réveillais toute les deux heures, il répondait au questions que je lui posé puis il allait à la salle de bain en sueur et allumé l'eau du lavabo pour que je ne l'entende pas vomir. Mais j'étais flic, les astuces de se genre je connaissais par cœur. Il avait le comportement d'une personne traumatisé. Mais par quoi? Là était le problème. Il me plaisait, il m'intriguait, il me faisait peur... Du moins son passé me faisait peur, que lui était il arrivé? Il ne me le dirait pas si je le lui demandais. Il avait le côté touchant des grandes victimes que l'on veut absolument protéger... Comme mon autre cas... Oui comme lui, dont l'affaire me pourris la vie depuis deux ans. Deux longues années à traquer un salopard dont je n'ai que le portrait robot. Deux longues années que ma victime et témoin ne vit plus... Je n'abandonnerai jamais cette affaire, je le lui ai promis. Je lui rendrais sa vie. J'aurai se salaud. Les murs ne doivent pas être super épais. Je sais qu'il vit à côté et je l'ai entendu crier cette nuit. Je reconnaitrais cette voix hurlante n'importe où. Elle me poursuis parfois dans mes cauchemars, me culpabilisant de ne pas aller assez vite dans cette affaire. Cette nuit, le fait de l'entendre crier à travers la cloison fut une motivation de plus pour traquer cet homme. J'arrêtai la mes réflexions entendant Ohno se levait... Il était craquant ses cheveux en bataille et ses yeux endormis. Les cernes qu'il avait en dessous et son hématome l'était beaucoup moins.


Je l'entends, il est dans la cuisine en train de faire chauffer de l'eau. Surement pour faire du thé. Je ne veux pas me lever. J'ai honte... Que va-t-il penser de moi maintenant qu'il a passé la nuit à m'entendre délirer ou autre. Et surtout qu'ai-je dis? C'est surtout ça qui me fait peur. Mais il faut quand même que je l'affronte. Je ne peux rester cacher dans mon lit. Il faut que j'aille au bureau pour voir Yumi et lui parler, il faut que je travaille, deux petits garçons on besoin de moi. Celui de l'ascenseur et celui du dossier. Rien que d'y penser cela me donne la force de me lever. Je le rejoins donc au salon...Il me détaille à mon entrée comme s'il pouvait lire en moi à force de concentration, cela me mets mal à l'aise, je pense que c'est ça car je me sens rougir. Ca aussi, je ne rougissais pas avant de le rencontrer alors pourquoi cela commence maintenant? Est-ce à cause de lui? je me décide à parler.

- Bonjour

- Bonjour, comment te sens tu ce matin?

- Pas très bien, j'ai encore mal à la tête.

- Ca ne m'étonnes pas.

- Je suis désolée, j'ai dû te faire passer une sale nuit.

- T'inquiètes pas pour ça. Par contre, il va falloir que je te laisse pour
aller chez moi voir s'il n'y a pas trop de dégâts. Ca ira pour toi? Je ne
m'absente que pour la matinée et je reviens.

- Tu reviens???

- Oui, le médecin à dit qu'il fallait te surveiller donc tu ne te
débarrasseras pas de moi comme ça.

- Mais, je...

- Non, non, pas de mais je....Ecoutes, je ne sais pas se qui se passe
dans ta tête et je suppose que tu ne me le diras pas, donc je ne te le
demanderais pas mais tu as besoin d'aide Satoshi et je ne te
laisserais pas tombé maintenant.

Je me détournais pour ne pas qu'il voit à quel point ses mots m'avait touché. Cette phrase que j'avais entendu pendant mes années de collèges ses mêmes mots venant d'une bouche féminine... Je sentis soudain deux bras m'enlacer et un torse frôler mon dos. Je me raidis puis me détendis, mon cœur était prêt d'exploser. Pourquoi? Pourquoi je ne ressentais aucun dégout à son contact quand tout les autres m'horripiler? Un sentiments de sécurité m'envahit et une larmes s'échappa, juste une, que je m'efforça de chasser avant qu'il ne la voit.
Il me lâcha et continua à parler

- Tu n'es pas seul Satoshi, ne t'inquiètes pas...Bon, changeons de sujet tu
prévois quoi pour aujourd'hui? Tu restes à la maison?

- Non, je vais aller au bureau cet après midi au moins pour voir si
mon dossier ne c'est pas éparpillé un peu partout. Et puis, j'ai besoin
de voir ma meilleure amie. Ah oui tu l'as eu au téléphone pour
prendre le rendez vous. C'est aussi ma patronne.

- Ok je te rejoins à ton bureau avec mon propre dossier mais si tu
as trop mal à la tête ou si je vois que tu n'es pas bien, je te jures que
je te fais rentrer... De plus, on pourra discuter du dossier ici aussi. Et
j'ai peut être un service à te demander.

- D'accord, on se rejoint au bureau alors...

Il me raccompagne à la porte, nous échangeons deux, trois mots encore puis je me dirige vers l'ascenseur. Quelqu'un attends aussi arrivé presque à sa hauteur je le reconnais de suite et le salue....

- Ohayo

- Ohayo heeeeeee ?

- Oui pour moi aussi c'est une sacré surprise de vous voir lui dis-je

- Inspecteur Sakurai que faites vous ici?

- C'est une longue histoire. Ceci dit, cela tombe bien que je tombe sur vous,
il faut que je vous demande quelque chose.

- Bien sur allez-y. J'allais faire des courses mais j'ai deux minutes.

- Merci. Je vais travaillais avec une personne de l'assistance sociale
et je me demandais si il ne pourrait pas nous aider. J'ai passé la nuit
ici et je l'ai entendu crié cette nuit... Il fait encore ses cauchemars?.

- Cette nuit c'était spécial, hier il c'est décidé à sortir pour acheter de
quoi manger et il c'est retrouvé coincé dans un conbini pendant des
heures et dans le noir.

- Mon dieu pour une fois qu'il décide de sortir il faut qu'il subisse cela.
Pas étonnant qu'il est fait ses cauchemars. Vous êtes restez avec lui
toute la nuit?

- Oui... Mais vous m'avez parlé d'un assistant social? Cela pourrait
être une bonne idée. Du moins pour qu'il lui tienne compagnie, qu'il
essaye de le faire parler...Oui je suis d'accord avec ça mais le sera-t-
il lui?

- On verra bien, de toute façon, je lui promis certaine chose et j'irai
jusqu'au bout.

- Je sais, je vous fait confiance et lui aussi croyez moi...

- Ah bon? Comment pouvez vous en être aussi sur, je piétine depuis
deux ans sur cette enquête.

- Parce que quand il fait ses cauchemars, il vous appelle à l'aide.

Je fus très surpris d'apprendre ça et touché d'avoir une telle confiance de sa part. Je pris congé et nous nous séparâmes pour vaquer à nos occupations. Plus tard quand je franchis la porte de mon appartement, je fis le tour et ne constater aucun dégât mais il manquait quelqu'un qui ne répondait pas à mon appel... Où pouvait-il être? Un papier au sol attire mon attention, je le pris et un soupir de soulagement sort de ma bouche...

.« Ne vous en faites pas pour votre chat il va bien, il est chez moi. Bonne journée. Votre voisin ».....










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MessageSujet: Re: Black out   Jeu 29 Mai - 21:02



Black out



Chapitre 15


Cet inspecteur est décidément déterminé à aider Nino, il veut mettre tout en œuvre pour le retrouver. Cette idée d'assistant social est peut-être bonne, mais voudra t'il laisser entrer un autre individu chez lui. Son psy a déjà dû faire les trois premières séances par écran d'ordinateur interposé. Le fait qu'ils soient voisins aidera, je l'espère.
Je sors de l'immeuble et essaye de réfléchir à la façon dont lui parler de cette possibilité, il est têtu et n'aime pas qu'on change ses habitudes.
J'arrive finalement devant le combini mais constate qu'il est fermé. Mince où je viens bien pouvoir faire mes courses si je ne peux pas aller là. Le prochain magasin n'est pas à côté, en plus je ne veux pas le laisser seul trop longtemps dans l'état qu'il était j'ai un peu peur. Je regarde par la vitrine et vois le vendeur, il se retourne à cet instant et me fait un grand sourire. Il me fait signe de la main et s'approche de la porte. Il l'ouvre.
« Bonjour »
« Bonjour, vous êtes fermé je ne voudrais pas vous déranger »
« Non,non ne vous inquiétez pas, pour un habitué comme vous je peux bien vous laisser entrer »
« Merci, si je pouvais aller ailleurs j'irais, mais je suis inquiet pour mon meilleur ami »
« Oh qu'est ce qu'il se passe, il a été blessé pendant le tremblement de terre ? »
« Hum oui et non, on va dire que c'est plus une blessure psychologique »
« Je vois allez prenez ce dont vous avez besoin »
« Je pense que vous le connaissez d'ailleurs »
« Hein comment ça ? »
« Vous êtes restés enfermés ici hier soir n'est-ce pas ? »
« Euh oui pourquoi ? »
« Vous étiez avec un client »
« NE me dites pas que c'était lui ? »
« Si »
« Oh, je vois, c'est vrai quand partant il semblait aller mal, j'ai voulu l'aider, mais il a refusé »
« Il est spécial, on va dire qu'il a vécu quelque chose de terrifiant et que depuis ce jour il n'est plus le même. Mais je voulais vous remercier pour avoir pris soin de lui pendant cette panne de courant et de lui avoir prêté votre pull, on vous le rapportera »
« Oh de rien, j'ai été heureux de ne pas me retrouver seul. Pour le pull je ne suis pas pressé maintenant que je sais que c'est votre ami je peux attendre. »
« Merci, je me dépêche de faire des courses et je vous laisse travailler »
Il me fait encore ce sourire si apaisant et je me dis que je suis heureux que Nino se soit retrouvé avec ce genre de personne, il a du le rassurer un minimum.
Je prend le nécessaire pour faire les repas de la journée, je paie et les laisse travailler. Après m'avoir raccompagné, il referme à clé derrière moi. Cet homme est vraiment gentil me laisser faire des achats alors qu'ils sont fermés et qu'ils ont beaucoup de travail, je le remercierais convenablement la prochaine fois.
Je fais le chemin inverse, et me dirige vers l'appartement de Nino, pourvu qu'il aille bien. Cette fois j'ai pris ses clés en partant, je suis sûr de pouvoir entrer. J'ouvre la porte et je n'entends aucun bruit, je n’aime pas ça. D'habitude il y au moins le bruit de la console qui tourne en permanence, mais là rien. Je pose mes sacs de courses dans la cuisine, me dirige vers sa chambre.
Il n'est pas couché dans son lit, ses vêtements sont éparpillés sur le sol. Je vais donc dans la salle de bain. J'ouvre la porte et entends l'eau qui coule sous la douche, puis de légers sanglots. J'attrape une serviette sur le portant, m'approche, ouvre la porte de la douche et éteins l'eau. Il est comme à chaque fois qu'il fait une crise, recroquevillé dans un coin, le regard ailleurs comme s'il fixait quelqu'un des larmes coulant en grande quantité.
Je ne peux rien faire pendant ces moments, juste lui poser la serviette et attendre qu'il reprenne ses esprits. Si j'essayais de lui parler ou de trop le toucher, il se débattrait. Le psy nous a dit que pendant ces moments, il revivait cet instant, il était actuellement en train de revoir ce qui s’était passé.
J’attends qu'il reprenne possession de ses pensées, ce qui ne devrait pas tarder, il commence à grelotter. Il murmure
« Aidez moi Sakurai-san »
Puis il se retourne vers moi
« Jun ? »
« Oui, c'est fini je suis là »
Je me penche vers lui et l'entoure correctement de la serviette, je le soulève et transporte sur le lit. Je lui sors des affaires propres. Je le sèche, il se laisse faire facilement, puis je l'aide à s'habiller. Il m'attrape le bras et me serre contre lui.
« Je suis désolé Jun »
« Y a rien de mal Kazu, aller je vais te faire à manger, repose toi si tu veux »
« Non, je ne veux pas être seul »
« Tu n'es pas seul je suis là , mais tu peux m'aider si tu veux, et il y a quelque chose dont je voudrais te parler »
« Oui »
Il se lève et nous allons dans la cuisine.


J'ai encore fait une crise, je ne les vois pas venir, elles me prennent par surprise toujours après un choc psychologique. Je ne sais pas comment je me suis retrouvé sous la douche, je me souviens seulement que Jun est sorti faire des courses, mais après c'est le trou noir.
Je ne me souviens même pas de se qui se passe dans ma tête à cet instant, on m'a dit que je crie parfois, que j'appelle à l'aide et mon psy dit que je revis tout, mais après je ne me souviens de rien. L'esprit humain est vraiment étrange et complexe.
On est dans la cuisine et je vois, aux sacs de courses, qu'il est allé à ce combini. Je ne peux m’empêcher de sourire en coin en repensant à lui.
« Tu es allé au combini du coin ? »
« Oui »
« Ah »
« Tu voudrais savoir s'il était là »
Il pose son couteau sur le comptoir se retourne vers moi et me sourit, j'aime pas cette attitude.
« Euh pas spécialement »
« Ninomiya Kazunari, ne me mentez pas »
« Je ne mens pas »
« Rhaa, oui il était là, il est vraiment charmant, il m'a laissé faire des courses alors qu'ils sont fermé »
Décidément, il a tout pour plaire ce mec
« Il semblait inquiet pour toi, il m'a dit que tu avais refusé qu'il t'aide hier soir, je lui dis que tu étais bien rentré »
Pourquoi il s'inquiète pour moi, et pourquoi le faite de le savoir me fait chaud au cœur.
« Je l'ai remercié pour le pull et je lui ai dit qu'on lui rapporterait »
J'aimerais vraiment le faire, mais j'ai si peur de sortir de nouveau, je veux le revoir. C'est étrange, mais j'ai comme un besoin vital de le revoir. Mais je ne peux pas y aller seul et pas avec Jun, il me fera des réflexions et me surveillera du coin de l’œil. Je n'ai personne d'autre à part lui, je me résigne donc.
« Tu pourras lui rapporter quand il sera propre »
il à l'air surpris
« Mais je croyais que tu voulais y aller ? »
« Je ne peux pas je n'y arriverais pas »
« Bien comme tu veux, mais il n'est pas pressé alors réfléchit encore d'accord »
Je vais m’asseoir et je l'interpelle.
« Tu voulais me parler de quelque chose ? »
« Oui, hum comment dire ça »
« Bah dit »
« D'abord, promets-moi de ne pas te mettre en colère »
« Ne me donne pas de raison de m'y mettre »
« Rha attends, et de réfléchir à la proposition d'accord »
je fais signe de la tête.
« Voilà, quand je suis sorti j'ai croisé l'inspecteur Sakurai »
« Hein, il venait ici »
« Non, il sortait de chez ton voisin »
« Hein ? »
« Laisse-moi finir »
« D'accord »
« Donc, il sortait de chez ton voisin. C'est un assistant social avec lequel il va travailler »
« Je vois »
« Tu sais Sakurai-san s'inquiète beaucoup pour toi, c'est pour ça qu'il m'a demandé si tu serais d'accord pour rencontrer cet assistant et pour discuter un peu avec lui »
« J'ai déjà un psy j'ai pas besoin d'un assistant social »
« Oui, mais c'est aussi ton voisin cela pourrait te faire de la compagnie, vous pourriez juste faire connaissance »
« Tu veux plus venir me voir c'est pour ça que tu veux me refourguer à un autre »
« Arrête avec tes conneries c'est pour toi et ce n'est pas mon idée, je pensais juste que cela pourrait te faire du bien de voir de nouvelles personnes. Réfléchis-y au moins, il habite à côté. Je pense que l'inspecteur passera te voir pour en parler, il était chez lui cette nuit, il t'a entendu dans ton sommeil »
« Quoi ? »
« Ne t'en fais pas de toute façon il sait que tu fais des cauchemars ce n'est pas nouveau »
« Jun tu es en colère contre moi ? »
il pose la casserole qu'il avait et met ses mains sur le comptoir.
« Non Kazu, je ne suis pas en colère contre toi. Je sais que tu n'y es pour rien, je suis en colère contre ce que tu as vécu. Je ne t'en veux pas. Je voudrais juste que tu ailles mieux. Je resterais à tes côtés ne t'en fais pas j'ai pas l'intention de partir. Ce n'est pas juste tu n'as pas à vivre à ça »
il reprend sa casserole et continue de préparer le repas.
Réfléchir, réfléchir, réfléchir. Je ne veux pas réfléchir. Il se passe trop de choses dans ma tête. Il y a ce vendeur que je voudrais voir, mais que je ne peux pas et maintenant cet assistant que je ne veux pas voir, mais qui va sûrement faire son apparition dans ma vie.


Alors comme ça c'est lui son meilleur ami, la vie est vraiment étrange parfois. Il a fallut que ce soit lui avec qui je me retrouve coincé. Au moins même si je ne le revois pas je pourrais toujours avoir de ses nouvelles par lui. Mon cœur se réchauffe un peu, tout n'est pas perdu finalement j'ai peut être une chance.
Cependant, il semblait vraiment inquiet pour lui, j'espère qu'il va bien. En partant, il semblait si fragile, je suis content de savoir qu'il est bien rentré chez lui.
Je vais m’asseoir derrière la caisse histoire de faire une petite pause je suis épuisé.
« Sempaiiii ? »
« Quoi Suki ? »
« Je suis fatiguée je peux faire une pause aussi »
« Oui, tu veux surtout fumer ta clope »
« Pas du tout »
me dit elle est rigolant
« Allez vas y, de toute façon je pensais te donner ta pause déjeuner, veux qu'on aille manger ensemble ? »
« C'est vrai vous m'invitez , »
« Oui, pour te remercier de m'aider en ce moment »
Elle me fait un grand sourire
« Ok, on y va alors »
On va se changer et dix minutes plus tard on est dans la rue en direction d'un petit restaurant que j'affectionne particulièrement.
On s'installe et commande.
« Dites sempai, le client de tout à l'heure c'est un habitué je le vois souvent »
« Oui il vient depuis deux ans maintenant, mais il n'habite pas dans le quartier, il vient faire les courses de son meilleur ami »
« Il a l'air de vous plaire »
« Heee lui non pas du tout, il a une copine qu'il à rencontrer au magasin d'ailleurs »
« Hum pourtant vous étiez tout content quand vous discutiez avec lui »
« Ha euh c'est parce que le client avec qui je suis resté coincé cette nuit c'est son meilleur ami et que j'étais rassuré de savoir qu'il était bien rentré »
« Ha d'accord donc c'est sur lui que vous avez flashé »
Je lui mets une tape derrière la tête
« Arrête tes bêtises et mange pour qu'on puisse reprendre le boulot »
Je ne vais tout de même pas me laisser faire par une fille de 20 ans, même si elle a vu juste.
Une heure plus tard, on est de retour au magasin. Je reprends mon travail, mais je ne suis pas concentrer, elle a raison j'ai flashé sur lui et bien même.
C'est comme s’il y avait une évidence entre nous, comme si je devais le revoir. Je sens qu'il a besoin qu'on l'aide, mais comment faire pour y arriver.








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MessageSujet: Re: Black out   Jeu 29 Mai - 21:03


Black out



Chapitre 16



Après avoir vomit une énième fois je me sens mieux. Je sais que les nausées vont s'espacer mais que les cauchemars vont rester encore quelques jours. Je m'observe dans la glace et remarque que mon hématome à doubler de volume. Vu l'étendu et le nombre de couleurs diverses qu'il y a, je ne pourrais pas le cacher. Enfin si, je pourrais... Je sais comment faire. Je l'ai fait pendant des années... Jusqu'à se qu'elle crève comme la chienne qu'elle était... Le cacher serait une fatale erreur, me ramenant à ses années ou les seul sentiments qui m'habitaient était la haine, la honte et le dégout de moi-même... Me ramener? Ses sentiments ne m'avait jamais quitté en fait. J'étais juste plus doué pour les cacher. A moi compris. Je revenais à Sho. J'espérais que je n'en avais pas trop dit dans mon délire et j'avais peur de la nuit suivante car je savais très bien que ça allait recommencer. Je ne pouvais pas l'éviter, je n'avais aucun contrôle dessus. Je me sentais de plus en plus misérables. J'étais faible devant mes souvenirs. Même dans la tombe elle arrivait à me pourrir la vie. La vie, un bien grand mot pour une existence si peu désirer. Car je ne me voilais pas la face s'il n'y avait pas eu Yumi cela fait bien longtemps que j'aurais cessé d'exister. Oui, d'exister car vivre je ne le faisais déjà plus depuis de nombreuses années. Sauf avec Yumi et dans mon travail. Et plus récemment j'avais eu se sentiment de revivre avec sho. Lui aussi, pourquoi me posais-je tant de questions à son sujet? Il fallait que je vois Yumi. J'avais besoin de réponse. Vu l'heure et telle que je la connaissais, elle était déjà au travail. Je m'habillais et sortie à la hâte de mon appartement.
Quand j'arrivais au travail, je constatais que personne n'était venu travaillé. Il n'y avait pas beaucoup de dégâts. Mon bureau était bien en place et si les choses dessus avait bougé, rien n'était cassé. Je frappais à la porte du bureau de Yumi.

- Rentres Satoshi.

- Comment savais-tu que c'était moi? dis je la regardant contempler
dehors

- Je t'ai vu arrivé de la fenêtre et il n'y a personne d'autre à part nous.
Tu vas bien? dit elle en se retournant.

Elle bloqua sur mon hématome et se précipita vers moi.

- Toshi....

- Ne t’affoles pas ce n'est rien...

- Mais?

- Ce n'est pas grave je te dis. Et toi? Tu n'as rien?

- Non ça va. Comment t'es tu fait ça?

Je lui expliquais donc se qu'il c'était passé hier pendant le tremblement de terre et lui demanda de lancer une enquête pour que le fils de la femme lui soit retiré.

- Ce sera fait. Mais dis moi comment as tu eu ses renseignements?

- Yumi s'il te plait ne...

- Tu as recommencé, c'est ça? Bon dieu Satoshi quand vas tu arrêter tes
conneries. Tu sais très bien que cela te rends malade...

- Oui merci, je sais... Ne sois pas en colère après moi. Je ne le supporte pas
dit il d'une petite voix.

Elle le pris dans ses bras et s'excusa. Il enfouit son visage dans son cou et pris la parole

- Yumi, j'ai un problème.

- Qu'est-ce qu'il y a? Tu peux tout me dire, tu le sais.

- C'est à cause de Sho Sakurai

- Il n'est pas bon flic?

- Si mais je ressens des choses que je ne comprends pas.

- Comme quoi?

Je lui expliquais donc et quand j’eus finis, elle me regarda avec des yeux malicieux et un sourire magnifique. Je compris encore moins...

- Enfin!!! Depuis le temps que j'attendais ça!

- De quoi?

- Cet inspecteur te plait... Satoshi tu es amoureux.

- Non!

- Si!

- Non, l'amour n'est pas pour moi... Cela ne l'a jamais été...

- Arrêtes de dire des bêtises... Satoshi, tu n'as jamais voulu être avec
quelqu'un car tu as toujours eu peur. Tu n'es jamais tombé
amoureux. Tu n'as même jamais embrassé personne d'autres.
Laisses toi aller...

- Aller à quoi? A faire en sorte de laisser la porte ouverte à tout mes
souvenirs? Prendre le risque de la voir elle à chaque fois qu'il me
touchera? Et comment expliquer dans ses moments là que je le
repousse? En effet, je n'ai jamais embrassé personne à part elle...
Depuis l'âge de 15 ans, je n'ai connu personne et je suis bien comme
ça. Pourquoi faut-il que cela change? Yumi, je ne peux pas! Je ne
ferais que le rendre malheureux.

- Mais tu n'en sais rien... Se que tu as subit avec elle est différent...
Tu étais battu, contrains et forcé...Tu n'as connu que l'horreur...
Satoshi, l'amour est tellement beau à vivre. Pourquoi pour une fois
ne pas gouter au bonheur?

- Je ne peux pas Yumi, c'est au dessus de mes forces...

Nous restâmes à discuter pendant encore quelques minutes puis je me mis à mon bureau et pris mon dossier. Ma tête me faisait mal, mon corps me faisait mal et mon coeur se mêlait à la partie à présent. Pourquoi s'acharnait-on sur lui? Le bonheur hein? Yumi avait bien travaillé, elle lui avait bouleversé ses certitudes. Maintenant, il ne savait plus...

Enfin, il était amoureux. J'avais tellement attendu se jour que je désespérais presque qu'il n'arrive... Il va falloir que je vois les attitudes de l'inspecteur. Il faut absolument qu'il soit amoureux de lui. Je ne veux pas que Satoshi est mal. Il a déjà assez souffert dans son enfance et adolescence, il ne faudrait pas en rajouter. Il va falloir que je sois plus proche de lui que jamais. Je le protègerais...Toujours...De lui même compris! Il ne connait pas cette forme d'amour. Je sais qu'il a peur mais si cet inspecteur est aussi amoureux de lui. Je n'hésiterais pas une seconde. Quitte à jouer les entremetteuse, je les ferais se mettre ensemble. Peut être même que je demanderais conseil à Jun. Et lui? Que fait-il en ce moment? Pense-t-il à moi? Comme moi je pense à lui... Oula ma fille, redescends sur terre tu as un dossier à remplir et un petit garçon à aider. Que Satoshi ne se soit pas rendu malade pour rien... Aller au boulot!!!

Il était sous la douche et appréciait cela à un point inimaginable. Il était fatigué mais il s'en foutait. Il fallait qu'il aille au commissariat chercher son dossier pour le rejoindre. Rien que cela le rendait joyeux. Oui cet homme lui plaisait... Beaucoup même... Au point de se demander s'il n'était pas amoureux. Mais Satoshi cachait apparemment un passé très douloureux. Il voulait l'aider mais il ne fallait pas brusquer les choses. Il fallait qu'il pense à Nino aussi. Il était persuadé que tout les deux pouvaient peut être s'entre aider sans le savoir...Mais pour ça, il fallait persuader Nino de le voir. Comment allait-il lui en parler? Bon, déjà, il fallait aussi qu'il parle à Satoshi pour voir s'il était d'accord... Bon, se dit-il, tu as assez trainé maintenant, faut aller au travail... Il se décida donc à sortir de la douche, se prépara et entendit son ventre gronder. Ah se dit-il, faut nourrir la bête!!! Il fit un détour par sa cuisine, se fit un truc rapide et après avoir manger, sortit de chez lui. Il passa devant la porte de son voisin et glissa un mot

"Merci pour mon chat, je m'inquiétais. Je viendrais le prendre dès que je peux. Merci encore..."







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MessageSujet: Re: Black out   Jeu 29 Mai - 21:04


Black out



Chapitre 17



L'après midi se passe tranquillement et on arrive finalement à tout ranger, il n'est pas très tard, mais je décide que c'est tout pour aujourd'hui et je libère Suki qui à l'air aussi fatigué que moi. Après m'être assuré que tout est en ordre, je ferme la boutique et me dirige vers chez moi. Les transports ont été rétablis j'en profite donc je suis exténué et je n'ai pas le courage de marcher.
J'arrive chez moi et je me déleste de ma veste que je pose sur le portant qui se trouve dans l'entrée, je retire mes chaussures et mon regard se pose sur un morceau de papier qui à priori avait été glissé sous ma porte.

"Merci pour mon chat, je m'inquiétais. Je viendrais le prendre dès que je peux. Merci encore..."
Je regarde dans l’appartement et constate que Pako n'a pas bougé il est tranquillement allongé sur mon canapé, il dit décidément se trouver bien chez moi. Je m'assois à côté de lui et le caresse.
« Ton maître viendra te chercher, je vais enfin pouvoir faire sa connaissance on ne c'est croisé que quelques fois, mais cela doit être une bonne personne puisqu'il s’inquiétait pour toi. Yosh et si je faisais à manger »
je me lève du canapé et me dirige dans ma cuisine et commence la préparation de mon dîner. Rien de bien extraordinaire et surtout rapide, je sens que je risque de m'endormir rapidement. Pako aussi est venu dans la cuisine et il se frotte à mes jambes, je sais bien ce qu'il veut et je lui prépare un bol. J'ai toujours aimé les animaux, mais je n'en ai jamais eu. Malgré mon apparence je suis quelqu'un d'assez timide et solitaire, je sais qu'au travail je parais comme quelqu'un d'ouvert et qui discute facilement, mais c'est vrai que dans ce lieu. C'est comme si le fait de me retrouver derrière ce comptoir changeait ma personnalité, cependant une fois les portes du magasin passé, je retourne dans mon univers.
Je n'ai pas beaucoup d'amis, en faite pratiquement pas, je me lie difficilement avec les autres. Il y a bien Kagami mon patron qui à été le seul a bien vouloir me donner ma chance et qui m'a permis de m'ouvrir ne serais qu'un peu et Suki qui est adorable.
À l’extérieur du travail je ne discute que rarement si avec mon propriétaire, le voisin on s'est dit bonjour quelques fois, mais guère plus. Je ne me plains de ma vie, je suis comme ça c'est tout, dans un sens je comprends un peu plus ce client qui ne sort pas de chez lui, mais je me dis aussi qu'il y tant de jolies choses dans ce monde que c'est dommage qu'il les rate. Étrangement j'ai tout de suite eu envie de le connaître et de discuter avec lui, et e voudrais tellement le revoir il m'a envoûté.
Maintenant que j'y pense, c'est peut-être parce que je tombe trop facilement amoureux que je suis devenu solitaire pour ne pas être déçu par les hommes.
Je me penche et regarde Pako manger, oui les animaux sont apaisants et vous aiment sans condition voilà pourquoi je les aime tant. J'avais songé à adopter un chien, mais avec mes horaires cela aurait été trop difficile pour lui, je me contente de m'occuper de Pako quand celui-ci à décider d’élire domicile chez moi.
Je vais m'installer devant la télé et mange mon repas, je lutte contre le sommeil quelques minutes et finalement je vais me coucher. Ne vous détrompez pas je suis heureux de ma vie, j'aime mon travail et j'aime les gens je suis juste timide quand je ne me trouve pas au boulot. Je ferme les yeux et comme depuis deux jours c'est son visage qui fait son apparition, il faut que je trouve le moyen de le revoir.


Jun est resté avec moi toute la journée, pourquoi ne va t'il pas rejoindre sa copine. Je dois réfléchir à sa proposition, mais pour le moment je veux juste être seul. Mais voilà on est vendredi et il va bientôt arriver et comme il l'a demandé je ne dois pas faire mes séances seul. Tout ça parce qu'à plusieurs reprises j'ai pété un câble et que je lui est balancé tout ce qui me passait sous la main dans la figure, mais il me poussait aussi, toujours les mêmes questions, toujours les mêmes mots ; il me fatigue, mais je n'ai pas le choix ce sont les conditions sinon c'est l'internement m'avait dit ma mère et la connaissant elle en serait capable, ce qui n'est pas juste je n'ai rein fait de mal moi, pourquoi devrais je être enfermé alors que lui est libre. Dans un sens je le suis déjà enfermé, emprisonner dans mon propre appartement et dans ma propre tête, j'entends encore tous ceux qui me disaient
« Mais tu es fou, pourquoi tu fais ça tu as juste à ouvrir la porte franchement »
Si c'était si facile du con je l'aurais fait depuis bien longtemps, alors oui il m'arrivait de sortir, mais très rarement, toujours la nuit et en cas d’extrême urgence comme l'autre soir.
On est installé devant un film quand on sonne à la porte c'est Jun qui va ouvrir moi je ne le fais jamais,je ne vais ouvrir qu'à Jun et encore après de nombreuses vérifications, ma mère à la clé et lorsque l'inspecteur Sakurai vient il doit appeler Jun pour qu'il soit là. Je sais, mais je suis pathétique, mais je n’y peux rien devant la porte je tremble, je pleure et je panique. J'ai été privé de ma liberté d'agir et de penser en un instant, moi qui passais plus de temps dans les bars que chez moi en suis réduit à ça, à dépendre de mon meilleur ami pour la plupart des choses. Je me déteste tellement que je référerais être mort.
Je suis dans mes pensées et je n'ai pas réalisé qu'ils m'observent tous les deux depuis un moment. Je reprends mes esprits et le salue de la tête.
« Bonjour Ninomiya-kun comment allez-vous »
Un nouveau signe de la tête.
« Jun-kun vient de me dire qu'il s'était passé quelque chose pouvez m'en parler, comment gérez-vous cela ? »
Je prend mon bloc note et j'écris, ah oui j'avais oublié je ne lui est jamais parler autrement que par écrit pourquoi, je ne le sais pas juste que lui parler de vive voix me fera réaliser que je suis bien un peu fou.
« Je ne ressortirais jamais plus d'ici »
Il lit et soupire, je vois Jun qui me fait les gros yeux
« Pourquoi cela, apparemment dans cet incident vous avez pu discuter avec quelqu'un je trouve cela plutôt encourageant au contraire. »
de nouveau j'écris
« Je suis maudit, je ne veux plus sortir c'est tout et je n'avais pas le choix on était que tous les deux je ne pouvais pas l'ignorer »
« Vous n'êtes pas maudit Ninomiya-kun, la chance n'était pas avec vous, mais ne rejeter pas les progrès que vous venez de faire vous avez parler à quelqu'un d'autre, une personne que vous ne connaissiez pas. »
Pendant deux heures il m'explique que ce qui s’est passé est bien et que je ne dois pas me renfermer encore plus. Il en a de bonne lui, il n'y était pas en quoi être enfermé dans le noir dans un endroit que tu ne connais pas avec certes le plus mec que tu n'as jamais vu, est bien. J'ai mal au crâne depuis quelques minutes et voilà qu'il me parle de cet assistant social que Jun veut me mettre dans les pattes.
« Cette idée est bonne réfléchissez bien »
Il me fait l'ordonnance pour les somnifères parce que Jun lui a bien évidemment aussi parlé de mes cauchemars et de ma crise, puis ma laisse avec mon mal de crâne et mon envie de l'emplâtrer dans le mur histoire de me défouler. Une fois qu'il est parti je me lève furieux et vais encore une fois tout jeter dans la pièce. Jun m'attrape par le bras et me plaque contre le sol. Je e frappe de toutes mes forces, je veux qu'il me laisse seul, qu'il parte qu'il arrête de m'aider qu'il vive sa vie en dehors d'ici qu'il soit heureux avec sa petite amie et qu'il 'oublie.

« Calme toi Kazu »
il resserre son emprise, mais je continue de me débattre
« Ca suffit »
il me crie dessus et finalement je me stoppe
il me redresse et m'enlace
« Pourquoi tu lui as parlé de lui ?»
« Parce que pour la première fois depuis deux ans tu as souri en pensant à lui Kazu, tu as souri, tu n'as plus souri depuis ce jour plus une seule fois, mais là tu l'as fait »
Sa voix se fait tremblante
Je sens alors ses larmes qui coulent dans mon cou, je m'en veux encore plus je me déteste encore une fois de le faire pleurer, de lui faire du mal. Je passe mes bras autour de sa taille et à mon tour le serre et pleure.
« Je veux te revoir sourire comme avant Kazu, je veux que tu sois heureux »


Il croyait peut-être que je n'avais pas vu qu'il avait eu un léger sourire en voyant les sacs du combini, et bien il se trompe. Mon regard s’est aiguisé en étant avec lui, je n'ai pas eu le choix. J'ai dû apprendre à décrypter la moindre expression de son visage, le moindre geste pour éviter un accident ou pour pouvoir gérer une crise.
Un accident c'est comme ça qu'il l'avait appelé, il m'avait dit
« C'est un accident Jun, je faisais à manger et le couteau a dérapé »
Mais oui bien sûr le couteau avait i bien dérapé qu'il avait coupé ses veines nettement, d’où le psy toutes les semaines. Je l'avais retrouvé semi-conscient dans sa cuisine,j’avais cru le perdre pour de bon.
Il m'avait juré de ne plus recommencer et avec sa mère on avait mis sous clé tout ce qui pouvait le blesser. Depuis ce jour il porte toujours des vêtements à manches très longues, il ne veut pas que je vois la cicatrice que cela a laissée. J’évite de le laisser seul trop longtemps et je viens le voir le plus souvent possible, on lui laisse tout de même des journées seul, c'est une des conditions, on lui fait confiance et il doit suivre sa thérapie.
Beaucoup de nos amis m'ont dit que je devais être maso de rester auprès de lui, c'est sur que c'est tellement plus simple de fermer la porte et de plus jamais revenir, mais voilà je ne peux pas, je l'aime trop cet imbécile, il est trop important pour moi. À il a bien essayé de me faire fuir, en m'insultant en frappant comme à cet instant, mais en réalité c'est à lui qu'il en veut et c'est lui qui souffre. Il s'en veut tellement qu'il ne vit plus. Je sais qu'un jour je retrouverais mon meilleur ami, un jour on rigolera de nouveau ensemble. Alors, c'est pour ça lorsque j'ai vu ce sourire en coin j'y ai vu un espoir un infime espoir.
Je ne pleure as parce que je suis triste, je pleure parce que j'ai retrouvé l'espace d'un instant le Nino espiègle qu'était mon meilleur ami.
Il passe ses bras autour de ma taille et me serre à son tour.
On reste ainsi plusieurs minutes puis on se relève, il s'excuse encore une fois et je lui embrasse le front.
« Et si on mangeait »
il me fait signe de la tête et je comprends alors que ce soir je n'aurai plus un mot de prononcé, c'est comme ça avec lui, il a trop parlé pour aujourd'hui.
« ah avant je vais aller chercher tes médicaments j en ai pour dix minutes »
Il s'assoit sur le canapé et attrape sa manette, il ne bougera pas tant que je ne serais pas revenu.
La pharmacie est au coin de la rue, je suis effectivement de retour dix minutes plus tard et il joue encore.
Je vais dans la cuisine prépare le repas et installe la table. Il vient s'assoir à côté de moi et on mange en silence la seule chose qu'il fait c'est d'entrelacer ses doigts avec les miens sous la table, cette étreinte est douce et e sais qu'il s’excuse encore avec ce geste. On pourrait nous prendre pour un couple, mais il n'en est rien cela est juste une amitié fusionnelle de celle qui vous est essentielle pour avancer dans la vie.
Il prend ces médicaments sans rechigner et s'allonge sur le canapé la tête sur mes genoux. Je le porte dans son lit et moi je vais me coucher sur le canapé. Je sais qu'il va passer une nuit calme alors je vais aussi pouvoir me reposer.
Une fois allongé je me mets à réfléchir, comment trouver le moyen que Nino revoit ce vendeur et comment aussi lui faire accepter l'aide de cet assistant. Je pense que je vais avoir besoin de l'inspecteur Sakurai pour cela. Nino est ce que l'on appelle une tête de mule.
Il commence à se faire tard, mais je ne trouve pas le sommeil pourtant je suis crevé, je prends mon téléphone et envoie un message à Masmune lui disant que demain non plus on ne travaillera pas après tout on a fait tout le travail du mois et on a bien mérité des vacances.
Je dois m'occuper de trouver les solutions et je n'y arriverais pas si je dois bosser.
Je ferme les yeux et finalement la fatigue l'emporte je m'endors. Je ne sais pas combien de temps j'ai dormi avant d'être réveillé en sursaut par ses cris.
L'appartement est plongé dans le noir et ses hurlements sont encore plus forts que la veille, pourtant il a pris ses médicaments. J'entre dans la chambre et le trouve en sueur se débattant dans le vide. Je m'approche et le maîtrise. Si maintenant ces somnifères ne l'aident plus, cela va être compliqué, cet assistant social serait vraiment le bien venu.







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